Chiot dérobé en Valais
Le voleur de Yuna condamné à 300 francs: son maître juge la peine trop légère

Le voleur du chien Yuna a été condamné à une amende de 300 francs par un tribunal suisse. Le maître de l'animal estime la sanction insuffisante.
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Yuna a retrouvé son jardin et sa famille.
Photo: DR - Yannick et Yuna

En bref

Généré par l’IA, vérifié par la rédaction
  • L’auteur du vol de la petite shiba inu Yuna a été retrouvé par la police valaisanne et reconnu coupable.
  • Le Tribunal des mineurs lui a infligé une amende de 300 francs avec sursis.
  • Une sanction que Yannick, le propriétaire du chiot, juge particulièrement légère.
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Lucie FehlbaumCheffe de la rédaction Actualité de Blick Romandie

Le voleur de Yuna n’est plus un inconnu. Quelques semaines après les trente heures d’angoisse vécues par Yannick et sa famille, l’auteur du rapt de la petite shiba inu a été retrouvé par la police cantonale valaisanne.

Yuna avait été emportée au domicile de son propriétaire, à Illarsaz (VS), avant d’être conduite en France. Une immense mobilisation sur les réseaux sociaux avait alors permis de retrouver le chiot dans une association de Haute-Savoie et de le rendre à Yannick.

«Je suis quand même content d’une chose: le voleur a été retrouvé par la police cantonale du Valais, à Monthey. Au moins, ils n’ont rien lâché, et je les remercie pour leur travail», réagit aujourd’hui le jeune Valaisan.

Une amende de 300 francs avec sursis

Selon la décision judiciaire transmise à Blick, l’auteur, âgé de 17 ans, a reconnu lors d'une audition le 5 août s’être emparé de Yuna et avoir emmené l’animal à son domicile, en France. Le Tribunal des mineurs l’a reconnu coupable de vol. 

Il lui a infligé une amende de 300 francs, assortie du sursis pendant un an. Cependant, si le propriétaire de la chienne salue le travail des enquêteurs, la sanction lui laisse un goût amer. Il la trouve même «très légère.» Heureux par-dessus tout d'avoir retrouvé Yuna, Yannick s’autorise même une petite touche d’humour: «J’ai reçu exactement la même amende pour avoir commandé un simple pistolet à eau sur Internet».

Des excuses qui le laissent sceptique

Yannick a également pu parler directement avec l’auteur du vol. «J’ai eu cette personne au téléphone afin qu’elle puisse s’excuser. Je ne sais pas si cela avait pour but d’obtenir une peine plus clémente, mais c’est le sentiment que j’ai eu.»

L'explication du malandrin ne convainc pas plus Yannick que les excuses prononcées. «C’est parole contre parole. Sans caméra montrant qu’il aurait tiré sur le grillage de la clôture, il est difficile d’établir ce qu’il s’est réellement passé. Il affirme avoir cru que Yuna était un chien errant et en détresse. Personnellement, j’ai du mal à y croire.»

Même dans ce cas, estime Yannick, de nombreuses possibilités auraient permis de rechercher le propriétaire de l’animal sans l’emmener en France. «Il pouvait sonner chez les voisins, l’amener au commerce du village, appeler la police ou encore la conduire chez un vétérinaire afin de lire sa puce électronique», liste le Valaisan.

Un trajet toujours difficile à expliquer

Le parcours effectué par Yuna après son enlèvement demeure, lui aussi, nébuleux. D’après les explications reçues par Yannick, la petite chienne aurait été conduite dans le sud de la France, avant d’être ramenée vers la Haute-Savoie.

Elle aurait ensuite été déposée auprès de l’association Aristo’Cats 74 par une autre personne, arrivée à bord d’une voiture de location immatriculée en Suisse. «Au final, cette histoire reste difficile à comprendre, constate Yannick. Le plus important reste que Yuna soit de retour à la maison et que toute la famille ait enfin pu retrouver un peu de sérénité après cette épreuve.»

Battage médiatique au secours du chien

Le jugement relève également le rôle joué par le retentissement de l’affaire, qui avait mobilisé des centaines de personnes sur les réseaux sociaux afin de retrouver Yuna. Une mention qui donnerait raison à la théorie selon laquelle le ou les voleurs ont eu peur. En effet, l’affaire avait pris une ampleur considérable sur les réseaux sociaux. La photographie du chiot et le signalement du véhicule aperçu lors du vol avaient été partagés des milliers de fois, jusque dans plusieurs pays européens. Cette pression avait probablement poussé les personnes qui détenaient Yuna à s’en séparer rapidement.

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Le propriétaire de la petite shiba inu s’étonne également que les frais de procédure soient pris en charge par l’Etat. «Si j’ai bien compris, cela signifie qu’ils sont financés par nos impôts. J’avoue que ça m’interpelle lorsqu’il s’agit d’une personne domiciliée en France qui vient commettre un vol sur une propriété privée suisse», s'étonne Yannick.

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