Transports genevois en surchauffe
La canicule met les bus TPG à rude épreuve

Avec 36 degrés mardi, Genève a connu un record historique pour un 23 juin. Cette chaleur extrême met à mal une partie de la flotte des tpg, qui ont dû annuler la sortie d’une quarantaine de véhicules mercredi matin.
Les bus Citaro ont plus de 15 ans et ne supportent pas bien les chaleurs extrêmes.
Photo: KEYSTONE

En bref

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  • Les TPG font face à de nombreuses pannes sur leur flotte en raison de la canicule qui touche Genève.
  • Les bus thermiques les plus anciens sont particulièrement concernés, avec des problèmes de refroidissement, de moteur ou de climatisation.
  • Mercredi matin, une quarantaine de véhicules n’ont pas pu sortir, entraînant des suppressions ponctuelles de courses.
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Lucie FehlbaumCheffe de la rédaction Actualité de Blick Romandie

La chaleur ne fait pas seulement suffoquer les Genevois. Elle met aussi les bus à rude épreuve. Les Transports publics genevois (TPG) enregistrent actuellement un nombre important de pannes sur leur flotte de véhicules, au point de devoir supprimer ponctuellement certaines courses.

Genève a connu, mardi 23 juin, un record historique de température avec un mercure grimpant jusqu’à 36 degrés. L’alerte canicule émise la semaine dernière par MétéoSuisse pour l’Arc lémanique a, elle, été prolongée.

Les vieux Citaro particulièrement touchés

Ces épisodes de chaleur extrême provoquent des pannes de différentes natures sur les véhicules des TPG. Le transporteur évoque notamment une augmentation de la température de l’huile moteur, des problèmes sur les circuits de refroidissement ou encore des dysfonctionnements liés aux systèmes de climatisation. 

De nombreux véhicules sont concernés, mais les difficultés touchent principalement les bus thermiques Citaro. Ces véhicules affichent près de 15 ans d’ancienneté et plus d’un million de kilomètres au compteur.

Une quarantaine de véhicules annulés mercredi matin

Conséquence directe, les TPG sont provisoirement mis à rude épreuve. Ce mercredi, en début de journée, l’entreprise a ainsi été contrainte d’annuler la sortie d’une quarantaine de véhicules.

Lorsque des suppressions sont nécessaires, les TPG assurent procéder de manière ciblée afin de limiter l’impact sur le réseau. Les courses supprimées concernent en priorité les courses dites «de renfort», prévues aux heures de pointe.

Des suppressions durables pas exclues

Les TPG disent être conscients des désagréments causés aux usagers, mais soulignent faire face à des conditions climatiques exceptionnelles, sur lesquelles l’entreprise n’a pas de prise. Des informations régulières sont publiées via l’info-trafic, sur leur site internet et leurs applications.

La situation reste surveillée de près. Si elle devait se détériorer, les TPG pourraient décider de supprimer de manière durable certaines courses identifiées. Cette mesure n’est toutefois pas à l’ordre du jour pour l’instant.

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