Plusieurs caisses de chômage du canton du Valais ont fait appel à des agents de sécurité, en lien avec des retards dans le versement d'indemnités causés par une panne informatique. C'est une mesure préventive, aucune situation critique ne s'étant produite jusqu'à présent. Certaines caisses de chômage sont confrontées à une recrudescence de réactions émotionnelles, a confirmé le Secrétariat d'État à l'économie (Seco) à Keystone-ATS, après un article publié dans le «Walliser Bote».
Les caisses de chômage publiques et les succursales des syndicats Unia et Syna auraient ainsi fait appel à du personnel de sécurité, pour protéger leurs employés contre d'éventuelles agressions. Aucune situation réellement menaçante ne s'est toutefois produite jusqu'à présent, d'après l'article du «Walliser Bote».
Du personnel de sécurité est aussi en service dans d'autres cantons, a indiqué une porte-parole du syndicat Unia. Très peu de situations critiques se sont produites et elles n'avaient rien à voir avec le nouveau système informatique, entré en vigueur le 6 janvier. Les coûts des mesures de sécurité sont pris en charge par le fonds de compensation de l'assurance-chômage, selon le Seco. La décision d'engager du personnel de sécurité est prise exclusivement par les caisses de chômage. Le Seco ne donne aucune directive à ce sujet.
Problème technique résolu
Le lancement du nouveau système informatique en début d'année s'est accompagné d'importants problèmes techniques. En conséquence, de nombreuses allocations de chômage ont été versées avec du retard, voire pas du tout. Les personnes concernées étaient principalement les chômeurs nouvellement inscrits, dont le droit aux allocations de chômage devait encore être clarifié.
Les problèmes techniques ont été résolus entre-temps, poursuit le Seco. La vitesse du système n'a pas encore atteint le niveau souhaité, mais elle est en bonne voie pour y parvenir. Les améliorations du système et la résolution des problèmes se poursuivront au cours de la phase intensive de suivi, ajoute le Seco. Celle-ci durera jusqu'en juin 2026 et se poursuivra au-delà.