Deux armureries ont été prises pour cible par des cambrioleurs samedi et mardi à Morges et à Bière (VD), où des armes ont été dérobées. La police cantonale a procédé à l'interpellation de deux prévenus et cherche encore des suspects.
Une première effraction, durant laquelle plusieurs individus se sont introduits dans une armurerie, s'est déroulée le samedi 17 octobre vers 4h55 à Morges, précise la police cantonale vaudoise dans un communiqué mercredi. Les concernés ont quitté les lieux à bord d'un véhicule en emportant des armes longues, précise-t-elle encore.
Dans la même nuit, vers 5h26 à Bière, une alarme s'est déclenchée à la suite d'une tentative avortée d'introduction dans un autre commerce d'armes. «Malgré un important dispositif de recherches, le ou les véhicules utilisés pour ces deux affaires, ainsi que leurs occupants, n’ont pas été retrouvés, indiquent encore les forces de l'ordre vaudoises. Le lien entre ces deux cas n’est pour l’heure pas formellement établi.»
Deuxième effraction à Bière
Mardi 20 octobre, une patrouille de la gendarmerie a repéré un véhicule suspect à proximité de la même armurerie. Trois individus se trouvaient sur place, et l'un d'entre eux avait pénétré par effraction dans le commerce. L'intéressé a été interpellé, tout comme l'un des deux individus restés à l'extérieur du commerce.
Les deux suspects arrêtés sont un Français de 19 ans et un Algérien de 14 ans qui résident en France. Tous deux ont fait l'objet d'une mise en détention provisoire au terme de leur audition. La troisième personne a pris la fuite et est «activement recherché», souligne la police cantonale, qui relève aussi qu'aucune arme n'a été dérobée dans le cas présent.
Le Ministère public (MP) et le Tribunal des mineurs ont chacun ouvert une instruction pénale, alors que les investigations sont menées par la brigade de la police de sûreté. De nombreuses patrouilles de la gendarmerie, de la police de la police de sûreté, de la PRM, de la brigade canine VD, de la brigade de la police scientifique, du DARD et de moyens aériens sont intervenus. L’Office fédéral de la douane et de la sécurité des frontières (OFDF) a aussi été engagé.