Pas de casse et violence
Près de 5000 personnes au carnaval antifasciste à Lausanne

Entre 4000 et 5000 personnes ont défilé samedi à Lausanne lors d’un carnaval antifasciste. Le cortège festif et déguisé s’est déroulé sans heurts majeurs, dénonçant fascisme, capitalisme et impérialisme.
Des milliers de personnes ont participé samedi en fin d'après-midi au carnaval antifasciste organisé à Lausanne.
Photo: GABRIEL MONNET
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ATS Agence télégraphique suisse

Plusieurs milliers de personnes ont participé à un carnaval antifasciste samedi en fin de journée à Lausanne. Déjà organisée l'année dernière, la manifestation visait à «reprendre l'espace public» et à «fédérer» contre «la montée du fascisme».

Le rassemblement s'est déroulé sans heurt majeur, alors que des groupuscules nationalistes avaient appelé, sur les réseaux sociaux, à contre-manifester. Le carnaval a toutefois donné lieu à plusieurs déprédations, notamment de nombreux tags sur des abribus, des panneaux et des bâtiments, comme ceux des banques UBS et BCV, dont les façades ont aussi été aspergées de peinture rouge.

Aucune casse, ni altercations au sein du cortège n'ont été signalées à l'issue d'un rassemblement qui se voulait festif.

Ils ont suivi leur propre parcours

Appelé «carnaval populaire et déter» (pour déterminé), l'événement a rassemblé environ 5000 personnes, selon un décompte de Keystone-ATS. Environ 4000 selon la police lausannoise.

Le cortège a démarré vers 15h30 du quartier du Vallon. Alors que les autorités avaient restreint le parcours souhaité par les organisateurs, ceux-ci n'en ont pas tenu compte et suivi leur propre itinéraire. Ils ont ainsi sillonné le centre-ville durant plusieurs heures avant de s'arrêter au parc de Montbenon, où la fête devait se poursuivre en soirée.

Souvent déguisés, les participants ont défilé derrière neuf chars décorés pour l'occasion, dansant au son de plusieurs fanfares ou de musique techno. Ils ont lancé des confettis sur les passants et, parfois, allumé des fusées et fumigènes. Le cortège a aussi été rythmé par de multiples chansons et slogans, tantôt hostiles aux fascistes, à l'impérialisme et au capitalisme, à la police ou encore au président américain Donald Trump.

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