Une délégation du Conseil administratif de la Ville de Genève rencontrera jeudi les représentants de la coalition NoG7, afin d’entendre leurs revendications dans le cadre de la préparation du sommet du G7 à Evian. Les autorités espèrent que cette rencontre permettra d’apaiser le débat.
Dans un communiqué publié mercredi, le Conseil administratif réaffirme son attachement au droit de manifester, tout en rappelant l’importance de garantir la sécurité des personnes et des biens. Il déplore également avec la plus grande fermeté les incitations à la violence proférées à l’encontre de personnalités politiques dans l’exercice de leur fonction.
Celles-ci ne sont pas de nature à rassurer celles et ceux qui craignent que de tels agissements ne soient propices à des débordements, souligne-t-il. L'Exécutif souligne encore que le dialogue avec la coalition était déjà prévu.
Village alternatif interdit
La coalition NoG7, qui regroupe une cinquantaine d'organisations, refuse que la contestation soit confinée en France et réclame le droit de manifester à Genève, «avec ou sans autorisation». Elle a notamment déploré l'annonce faite par voie de presse par les autorités cantonales et communales de ne pas autoriser un village alternatif aux Bastions.
Selon le Département de la sécurité, aucune décision ne sera prise avant une évaluation complète des risques concrets. Le canton attend notamment la position du Conseil fédéral sur une éventuelle fermeture des frontières. Du côté de la France, il n'y a à ce stade pas de volonté de les fermer.