La météo est de son côté, en ce 1er mai, jour de la Fête du travail: l'Union syndicale vaudoise (USV) sort le grand jeu, à Lausanne, en organisant un événement gratuit, sorte d'hybride du cortège militant et du festival. «Comme on s'ancre dans une perspective de lutte durant toute l’année, on a saisi cette occasion pour proposer un moment à la fois politique et festif», se réjouit Dominique Gigon, responsable Suisse romande chez Syndicom.
Dès 17h, à la Riponne, le rassemblement débutera par un discours d'ouverture dédié à l'initiative pour un salaire minimum cantonal, défendue par la gauche et des syndicats, et dont la campagne vient juste d'être lancée. Sur Instagram, Unia Vaud invite notamment les participants à s'unir «contre le chaos du dumping salarial», alors que les syndicats se mobiliseront dans toute la Suisse, ce vendredi. Le cortège partira de 17h30 pour rejoindre l'Esplanade de Montbenon, au rythme de la fanfare militante.
À 19h15, le conseiller aux Etats Pierre-Yves Maillard (PS/VD), président de l'Union syndicale suisse, livrera un second discours, pour s'opposer à l'initiative de l'UDC «Pas de Suisse à 10 millions».
Thomas Wiesel sera libre de «sabrer la gauche»
Mais cet événement politique se veut aussi familial et empreint d'auto-dérision, puisqu'une soirée festive prendra ensuite le relais, avec une intervention de l'humoriste lausannois Thomas Wiesel, dont la mission sera de chambrer Pierre-Yves Maillard, en rebondissant sur les discours donnés plus tôt dans la soirée. «Il sera libre de sabrer la gauche, sourit Dominique Gigon. On verra bien ce qu'il va nous proposer!»
Ce premier show sera suivi d'une partie musicale incluant l'électro folklorique du groupe Radio Tutti, ainsi que l'électro pop de l'artiste romand Sami Galbi. Des stands de nourriture et de boissons accueilleront «toutes les personnes qui voudront nous rejoindre après le travail», note l'organisateur. Pour terminer la soirée, une «after-party» aura lieu à Pôle Sud dès 23h30.