Les informations principales sur le drame à Crans-Montana
- Le numéro de la helpline pour les familles, victimes et témoins: 0848 112 117
- Un incendie s'est produit vers 1h30 dans le sous-sol du bar «Le Constellation».
- Premier bilan des autorités: une quarantaine de morts et 115 blessés, la plupart grièvement
- Une enquête a été ouverte. Une photo révélée par BFMTV révèle que l'incendie est dû à un engin pyrotechnique planté sur une bouteille. L'enquête est toujours en cours.
- La majorité des victimes est traitée à l'hôpital de Sion, le CHUV et Zurich sont mobilisés pour le traitement des grands brûlés, les HUG ont aussi pris en charge les victimes.
- Plusieurs témoins rapportent qu'un cierge magique accroché à une bouteille d'alcool aurait déclenché l'incendie. L'information n'est pas confirmée.
- Les propriétaires de l'établissement sont de nationalité française, selon plusieurs informations et médias.
«On s'attend à des hospitalisations longues», affirme un médecin
Les patients ont inhalé beaucoup de fumée, informe un médecin.«On s'attend à des hospitalisations longues.»
Un grand brûlé demande beaucoup de soins, explique le CHUV. Il y a plusieurs personnes mobilisées dans la réanimation, aux soins intensifs une grande équipe de différents domaines est active, puis le bloc opératoire gravite avec 6-8 personnes. «C'est une énorme prise en charge, avec au total environ 60 personnes mobilisées pour leur traitement.»
Le CHUV tient maintenant un point d'information presse
L'Hôpital universitaire vaudois résume la situation: «Toutes les victimes sont identifiées. Ils sont tous jeunes, et tous blessés graves.»
Le CHUV précise qu'elle ne peut donner d'informations sur la nationalité des victimes; c'est le Canton du Valais qui le fait.
La conférence de presse de Crans-Montana a pris fin
Les autorités ont mis fin à la conférence de presse qui a duré 1h environ.
La grande majorité des blessés est dans une situation «critique»
«Quel est l'état de gravité des 119 personnes?», demande la presse. Au total, 80 personnes ont été transférées via les secours (ECVS). Parmi elles, la grande majorité était dans une situation critique. Ils confirment une information déjà donnée plus tôt par les autorités.
«Comment s'assurer que ce couple français ne fuie en France?»
La Procureure explique que pour l'instant, aucune responsabilité pénale n'a été établie à leur encontre. Les mesures prises contre le couple n'est donc pas possible actuellement.
«Est-ce que les 40 personnes décédées ont été identifiées?»
Frédéric Gisler, de la police cantonale valaisanne: «C'est notre priorité absolue d'identifier les victimes.» On comprend donc que pas toutes les victimes n'ont été identifiées à ce stade.
Les deux gérants ont été interrogés en leur qualité de «personnes appelées à donner des renseignements»
«Les deux gérants ont été interrogés. Pouvons-nous avoir des détails?», demande BFM. La Procureure confirme que les deux personnes ont été interrogées en leur qualité de «personnes appelées à donner des renseignements».
Elle ignore le nombre de personnes présentes lors du drame, et ne sait pas si on pourra le déterminer un jour.
La séance de questions s'ouvre: la pose de la mousse au coeur de l'enquête
Un journaliste s'interroge sur le plafond et la mousse acoustique qui s'est enflammée. Béatrice Pilloud confirme que la pose de la mousse est au cœur de l'enquête: celle-ci déterminera si les normes ont été respectées.
Le journaliste a aussi posé des questions sur les contrôles de sécurité. Stéphane Ganzer explique que pour l'instant, il n'y a pas eu de rapport de défectuosité établi par le canton. C'est à la commune de Crans-Montana d'effectuer les inspections.
Le conseiller d'Etat précise que le bâtiment était équipé d'une sortie de secours.
«L'hôpital du Valais a bien fonctionné durant cette période», explique Eric Bonvin
Eric Bonvin, le directeur général de l'Hôpital du Valais, fait un point sur la situation à l'hôpital du Valais: «L'hôpital du Valais a bien fonctionné durant cette période.» Il précise que le Nouvel An est une période déjà chargée au niveau des urgences. La situation est donc tendue.
Parmi les personnes blessées, dans les hôpitaux du Valais romand: 13 sont rentrées à domicile, 11 – dont 4 aux soins intensifs – sont encore à l'hôpital, et 28 ont été transférées. Dans le Haut-Valais: 2 personnes sont encore hospitalisées à Viège.
Leurs blessures sont lourdes et prendront longtemps à guérir. Il salue la mobilisation des équipes, des collègues qui ont interrompu leurs vacances pour aider les blessés. Il dit que les équipes sont préparées à gérer ce type d'urgences, bien que personne ne s'attendait à un drame d'une telle ampleur.
Il fait un appel aux médias: se tenir à l'écart des hôpitaux par respect pour les victimes et les proches.
Le Docteur Freddy-Michel Rotten prend la parole
«Contrairement au quotidien, cette fois nous avons dû utiliser le dispositif d'évènements sanitaires majeurs.»
«Le nombre des victimes est plus grand que les moyens à disposition. S'ensuit une phase de pré-tri, pendant laquelle les patients sont triés en fonction de la gravité de leurs blessures.»
«Les traitements étaient surtout la stabilisation des fonctions vitales et plonger les patients dans un coma artificiel. Nous soulignons la très grande solidarité des hôpitaux de destination qui ont pu augmenter leur capacité d'accueil en très peu de temps. 41 ambulances, dont 22 vaudoises, ont été engagées, avec 13 hélicoptères, 5 hélicoptères de la Rega, et un Français et un Italien. C'est environ 150 intervenants sanitaires qui ont travaillé cette nuit. Un important dispositif des psychologues d'urgence a été activé pour assurer la prise en charge des patients, des personnes impliquées, des proches, des familles et des intervenants.»
«La prise en charge des brûlures est complexe, les transferts continueront d'avoir lieu.»