Bilan mitigé
La nouvelle ligne d'appel peine à désengorger les urgences genevoises

Mise en place en décembre 2025 pour soulager les urgences, la centrale «CeSaGe» affiche un bilan mitigé après six mois d’activité. Malgré des milliers d'appel, la ligne n'a eu aucun impact notable sur la fréquentation hospitalière.
L’initiative n’a pas eu d’effet sur l’engorgement des hôpitaux.
Photo: ATS
Raquel Alonso

La ligne d’appel pour les urgences non vitales, la «CeSaGe», affiche un bilan mitigé près de six mois après son lancement, révèle la «Tribune de Genève». La centrale avait été mise en place en décembre 2025 par le Département de la santé de Genève, en réponse au problème récurrent de l’engorgement des services d’urgence. Près de 60% des consultations ambulatoires annuelles pourraient en effet être réalisées hors des structures hospitalières.

Bilan: depuis son lancement, la centrale a reçu 5400 appels, auxquels s’ajoutent 2000 appels transférés depuis le 144, avance le quotidien genevois. L’objectif à terme est d’atteindre 25’000 appels par an.

Pas d’effet sur l’engorgement des urgences

Malgré ces résultats, l’initiative n’a pas eu d’effet sur l’engorgement des hôpitaux. «Nous n’avons pas constaté d’effet notable sur la fréquentation des urgences des Hôpitaux universitaires de Genève. Mais il faudra encore plusieurs mois pour que le dispositif soit déployé dans sa pleine capacité», a indiqué à la «TdG» le directeur général de l’Office cantonal de la santé, Panteleimon Giannakopoulos.

Les améliorations envisagées concernent principalement la mise en place de lieux de réorientation des patients, notamment via l’instauration de médecins d’astreinte, le renforcement de l’équipe mobile d’urgence ainsi qu’une collaboration accrue avec les pharmaciens.

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