Le service critiqué
Le SRC épinglé pour des failles dans la gestion des données

Le Service de renseignement de la Confédération doit améliorer sa gestion des données. Son autorité de surveillance pointe des lacunes persistantes et des risques liés à sa transformation.
Le SRC est critiqué pour des lacunes dans la gestion et la sécurité des données.
Photo: KEYSTONE
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ATS Agence télégraphique suisse

Le Service de renseignement de la Confédération (SRC) doit améliorer sa gestion des données, estime son autorité de surveillance dans son dernier rapport d'activité. Malgré des améliorations progressives, des lacunes persistent, notamment dans les domaines de la documentation, de la conformité technique et de la gestion des accès.

L'autorité de surveillance indépendante des services de renseignement (AS-Rens) a en outre constaté certains risques pour la conduite et les processus dans le cadre de la transformation du SRC, peut-on lire dans le rapport d'activité 2025 publié vendredi.

En février dernier, le nouveau chef du SRC, Serge Bavaud, avait souligné la nécessité de disposer à moyen terme de moyens supplémentaires - financiers, humains et technologiques. Et le 13 mars, l'autorité de surveillance a averti que le mécontentement des collaborateurs du SRC lié à la restructuration pourrait être instrumentalisé par des services de renseignement étrangers.

Des lacunes dans le traitement des données

Au total, l’autorité a mené à bien seize contrôles l'an dernier. Ceux-ci ont porté sur des thèmes variés, comme la lutte contre l'extrémisme violent de gauche, la prévention de l'espionnage interne, ou l'utilisation d'agents virtuels, précise l'AS-Rens.

En 2025, le traitement des données a constitué un axe prioritaire de la surveillance. L'AS-Rens a certes constaté des améliorations dans ce domaine, mais aussi des lacunes persistantes. Celles-ci concernent en particulier la documentation, la conformité technique et la gestion des accès aux systèmes.

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