Réduire les activités en plein air
Attention aux poussières du Sahara, les valeurs limites sont dépassées

L'arrivée des poussières du Sahara en Suisse a engendré une hausse de la pollution dans l'air. Les personnes asthmatiques et allergiques au pollen doivent limiter les activités en plein air.
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La CGSC met en garde contre une augmentation de la pollution par les particules fines dans l'air.
Photo: keystone-sda.ch
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Sandra Marschner

Depuis jeudi, les poussières du Sahara ont fait leur retour en Suisse. Si la Suisse romande n'est pas épargnée par le phénomène, c'est principalement la Suisse centrale qui est touchée. Dans un communiqué, la Conférence des gouvernements de Suisse centrale (CGSC) met en garde contre une augmentation de la pollution par les particules fines dans l'air: à Altdorf (UR) et à Kaiserstuhl (OW), la valeur moyenne journalière légale de 50 microgrammes par mètre cube est actuellement dépassée. Cette valeur limite ne peut être dépassée que trois fois par an au maximum.

En Suisse romande, c'est à Châtel-Saint-Denis (FR) que, vendredi à 14h, la qualité de l'air était «mauvaise pour les groupes sensibles», selon le site IQAir. «La poussière du Sahara est la plus grande source de poussière minérale au monde et arrive régulièrement en Suisse via les courants d'altitude provenant du désert du Sahara», indique le communiqué du CGSC. Actuellement, la poussière du Sahara est particulièrement tenace chez nous, car en raison du temps sec, elle reste plus longtemps dans l'air.»

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«La poussière du Sahara est moins dangereuse que les particules fines provenant du trafic routier ou de l'industrie.»
La Conférence des gouvernements de Suisse centrale
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Les particules fines sont un mélange de minuscules particules de poussière. Outre la poussière du Sahara, le pollen et la poussière provenant des éruptions volcaniques font également partie des sources naturelles de particules fines. Cependant, la principale cause de la présence de particules fines dans l'air reste l'activité humaine, à travers les gaz d'échappement et l'abrasion dans le trafic routier, le trafic aérien et l'industrie. 

«Les filtres à gaz d'échappement utilisés dans l'industrie automobile ont permis de réduire la pollution par les particules fines au cours de la dernière décennie. Cependant, dans de nombreux endroits, les valeurs sont encore proches des limites», souligne la CGSC.

Mais il y a aussi une bonne nouvelle: «La poussière du Sahara est moins dangereuse que les particules fines provenant du trafic routier ou de l'industrie, car ses particules sont plus grossières et peuvent donc être plus facilement filtrées par les poumons dans l'air respiré.»

Symptômes aggravés

Pour les personnes asthmatiques et allergiques au pollen, en revanche, les symptômes peuvent être aggravés par la forte concentration actuelle de particules fines. La Conférence des gouvernements de Suisse centrale recommande donc de renoncer aux activités en plein air et de garder les fenêtres fermées en cas de symptômes.

Autres conséquences de la poussière du Sahara: les dépôts sur les panneaux solaires et la réduction du rayonnement solaire peuvent entraîner une baisse de la production d'énergie solaire. De plus, une forte concentration de poussière minérale peut nuire au bon fonctionnement des moteurs et compromettre la sécurité aérienne. Les plantes, en revanche, apprécient cette poussière rougeâtre, car les minéraux qu'elle contient leur servent d'engrais et leur fournissent des nutriments importants.

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