Un détenu a tenté d'introduire clandestinement des crèmes glacées en prison, dans l'intention d'en régaler ses codétenus pour fêter sa libération imminente. Mais les glaces découvertes par un surveillant ont été confisquées. L'homme a fait recours sans succès.
Au retour d'une sortie en juin 2025, le détenu avait rapporté dans son sac à dos les denrées clandestines alors qu'il avait déjà épuisé son contingent mensuel de produits alimentaires, détaille un jugement du tribunal administratif zurichois publié jeudi. Il entendait distribuer ces douceurs à ses codétenus.
Lors du contrôle à l'entrée du centre prénitencier, le résident a bien dû les déclarer. La fouille consécutive a mis à jour d'autres aliments. Or le règlement intérieur stipule non seulement qu'on ne peut rapporter que 8 kilogrammes au maximum de nourriture de l'extérieur, mais aussi que les cadeaux entre détenus sont interdits.
Le détenu a eu droit à une fouille corporelle et à un avertissement écrit, alors qu'il n’avait jamais eu de problèmes jusque-là avec la direction de la prison. Il a fait appel contre la mesure disciplinaire jusqu'au tribunal administratif du canton de Zurich, mais sans succès.
Une double infraction
Certes, la glace ne constitue pas un objet dangereux, écrit le tribunal dans sa décision datant de décembre 2025. Néanmoins, en tentant d'introduire ce produit dans le centre de détention, alors qu'il avait déjà dépassé son quota alimentaire autorisé de 8 kg pour le mois de juin, dans le but de l'offrir à ses codétenus, le recourant a doublement enfreint le règlement.
Le tribunal reconnaît néanmoins la raison tout à fait «légitime» d'avoir voulu apporter les crèmes glacées pour fêter une libération prochaine. Pour obtenir une dérogation, il aurait suffi de déposer une demande d'autorisation au préalable, relève-t-il.
Le détenu doit maintenant s’acquitter de 570 francs de frais de justice. Le jugement ne précise pas qui a finalement mangé les glaces. La décision est définitive.