Après le scandale
La police mentionnera les couleurs de peau selon cinq nuances

La Confédération suisse modernise le système national de recherches Ripol. Les catégories «couleur de peau» et «type» seront maintenues mais adaptées aux besoins pratiques. Ces changements entreront en vigueur le 1er janvier, après consultation des polices cantonales.
Des agents de la police de Lavaux (APOL) et de la gendarmerie vaudoise à Lausanne, le 9 avril 2020.
Photo: KEYSTONE
sda-logo.jpeg
ATS Agence télégraphique suisse

La Confédération modernise les options de description des personnes signalées dans le système national de recherches Ripol. La catégorie «couleur de peau», rarement utilisée, est maintenue, tout comme la catégorie «type», plus courante. Ces options seront toutefois mieux adaptées aux besoins pratiques.

L'Office fédéral de la police (Fedpol) a informé samedi dans un communiqué des changements qui entreront en vigueur le 1er janvier, après une consultation des polices cantonales. La directrice de Fedpol, Eva Wildi-Cortés, avait déjà annoncé cette mesure il y a une semaine à la radio et télévision de la Suisse italienne RSI.

Ainsi, il sera toujours possible de choisir parmi les cinq options suivantes dans le champ de saisie «couleur de peau»: très claire, claire, moyenne, foncée ou très foncée. En revanche, les désignations «jaune» et «rouge» ne seront plus à disposition.

Une vague de critiques

Dans la catégorie «type», neuf options sont maintenues. Elles seront elles aussi adaptées aux besoins opérationnels actuels et correspondront notamment aux régions Europe du Nord, Afrique du Nord, Asie et Amérique du Sud.

Fedpol avait annoncé début septembre une nouvelle directive aux polices cantonales, indiquant que la couleur de peau ne devait plus être mentionnée dans le système de recherche Ripol. La décision avait entraîné une vague de critiques, de la part des polices mais aussi au niveau politique.

Articles les plus lus