Des militants de Greenpeace ont projeté lundi des images sur la façade du Palais fédéral alors que le Conseil national entamait son débat sur le retour du nucléaire. Ils protestaient ainsi contre «le danger que représente un retour de l'énergie atomique en Suisse».
Dessinée de façon à représenter le symbole de la radioactivité, la première image évoquait le tableau «Le Cri” d'Edvard Munch, a expliqué l'organisation écologiste dans un communiqué. La seconde était un dessin montrant le visage du président russe Vladimir Poutine avec une tour de refroidissement.
Les deux images ont été projetées sur la façade arrière du Palais fédéral, côté Aar, selon des photographies prises par un photographe de l'agence de presse Keystone-ATS.
La menace de la Russie
Le Conseil national a entamé lundi soir le débat sur le contre-projet indirect du Conseil fédéral à l'initiative populaire «De l'électricité pour tous en tout temps (Stop au black-out)». Les deux textes souhaitent rouvrir la porte à l'atome, en tablant sur de nouvelles techniques plus sûres.
Pour Greenpeace, «ouvrir la voie à la construction de nouveaux réacteurs prolonge l'exposition de la population au risque d'accident et augmente la quantité de déchets hautement radioactifs que nous allons laisser aux générations futures. Cela nous rend aussi tributaires de pays tiers pour l'importation de combustible nucléaire, notamment de régimes autocratiques et peu recommandables comme la Russie ou le Kazakhstan», ajoute l'ONG.