Le ministère suisse de l'Economie a légèrement abaissé sa prévision de croissance pour l'activité économique helvétique en 2026, à cause de la guerre au Moyen-Orient qui «pousse les prix de l'énergie à la hausse et accroît encore les incertitudes», a-t-il annoncé mercredi.
Le groupe d'experts de la Confédération, qui est chargé de réaliser des prévisions pour le ministère, s'attend désormais à une progression du Produit intérieur brut (PIB) de 1%, contre 1,1% lors de leur précédente estimation en décembre.
Après une contraction de 0,4% au troisième trimestre 2025, puis un rebond de 0,2% au quatrième trimestre, l'activité était en train de se stabiliser, les données disponibles «à ce jour» allant dans le sens d'une «nouvelle augmentation du PIB au premier trimestre 2026», précise le ministère de l'Economie dans un communiqué.
Une situation instable
Mais depuis fin février, les prix de l'énergie «ont pris l'ascenseur», ajoute-t-il, ce qui assombrit les prévisions conjoncturelles internationales et laisse présager de taux d'inflation plus élevés», ajoute-t-il.
L'évolution du conflit au Moyen-Orient et son impact économique sont «extrêmement incertains», poursuit le ministère, qui a relevé sa prévision d'inflation pour 2026 à 0,4% (contre 0,2% précédemment).
Il s'attend à une «timide croissance de la demande mondiale» qui, conjuguée à la fermeté du franc suisse, devrait ralentir les industries exportatrices et aboutir à une dynamique «un peu plus faible» des dépenses de consommation.
Le groupe d'experts de la Confédération, qui met à jour ses estimations tous les trois mois, a en revanche laissé sa prévision de croissance inchangée pour 2027 à 1,7%.