L'objectif central de ce nouvel accord signé mardi est de lutter contre la grande criminalité transfrontalière, a annoncé le Département fédéral de justice et police dans un communiqué.
Selon la ministre allemande de l'Intérieur, Nancy Faeser, cette révision était «urgente», a-t-elle fait savoir sur Twitter après la rencontre. La police et les douanes pourront à l'avenir coopérer de manière encore plus étroite et simple au-delà des frontières.
Cela permettra par exemple aux fonctionnaires de franchir la frontière pour éviter un danger immédiat pour la vie ou l'intégrité physique. Jusqu'à présent, l'exercice des droits de souveraineté sur le territoire de l'autre État n'était possible que de manière limitée. Il devrait en outre être plus facile à l'avenir de poursuivre les contrebandiers de tabac et de percevoir des amendes pour les infractions routières dans le pays voisin.
Trois ans de négociations
Les deux pays ont entamé il y a trois ans les négociations sur cet accord, qui doit remplacer celui de 1999. L'accord révisé avec l'Allemagne vient resserrer le maillage des accords bilatéraux.
La Suisse en a conclu dans ce domaine avec seize partenaires européens, dont la France, l'Italie, l'Autriche, le Liechtenstein et le Royaume-Uni, mais aussi des pays d'Europe de l'Est et du Sud-Est.
L'Ukraine en toile de fond
Les deux ministres se sont également entretenues de la situation en Ukraine et de l’accueil des réfugiés. La solidarité doit aller de pair avec la prudence. «Il est important de bien enregistrer les réfugiés, afin que nous puissions rendre compte par la suite de qui nous accueillons», a dit Karin Keller-Sutter.
Depuis le début de la guerre, à la fin de février, la Suisse a accueilli plus de 25'000 personnes fuyant l'Ukraine. La Confédération a porté à 80 millions de francs son aide humanitaire à destination de l'Ukraine et de la région.
Elle s'est en outre déclarée disposée à soutenir les pays voisins de l'Ukraine les plus durement touchés. La semaine dernière, la Suisse avait fait part de sa disposition à accueillir un contingent de 500 réfugiés ukrainiens se trouvant en Moldavie.
(ATS)