Les Verts libéraux ont pris position en faveur du projet d'imposition individuelle qui sera soumis au peuple suisse le 8 mars. Réuni en assemblée virtuelle samedi, les délégués ont aussi annoncé qu'ils voteront non aux trois autres objets du scrutin, dont l'initiative pour un fonds climat.
Le PVL a clairement soutenu le projet d'imposition individuelle avec 152 pour, 5 contre et 6 abstentions. Les délégués estiment que l'état civil ne doit pas influencer le montant des impôts de la population. «Avec l'imposition individuelle, nous adaptons le système fiscal du siècle dernier à la réalité actuelle de la grande majorité de la population», déclare la conseillère nationale bernoise Kathrin Bertschy.
Le parti écologiste rejette en revanche par 106 voix contre 54 et 4 abstentions, l'initiative pour un fond climat. Ce texte, qui vise à créer un fond pour les mesures climatiques, n'est pas «la bonne solution», pour les Verts libéraux. « «La Suisse doit au contraire poursuivre de manière encore plus cohérente la voie qu'elle s'est tracée vers la neutralité carbone, sur la base de taxes incitatives et d'encouragements», souligne le président du parti Jürg Grossen.
Contre une baisse de la redevance
Le PVL est aussi opposé aux deux autres objets soumis en votation le 8 mars. Concernant l'initiative qui vise à réduire la redevance à 200 francs, les délégués estiment qu'un affaiblissement du service public ne conduit en aucun cas à un renforcement des offres médiatiques privées. Au contraire, cela conduirait à accélérer l'érosion du paysage médiatique suisse, selon la conseillère nationale zurichoise Barbara Schaffner.
Enfin tant sur l'initiative que le contre-projet sur l'argent liquide, les Verts libéraux jugent qu'il n'est pas judicieux d'inscrire ce thème dans la Constitution. L'initiative veut garantir le maintien de l'argent liquide en Suisse, alors que le contre-projet souhaite que la garantie de l'approvisionnement en numéraire et l'utilisation du franc suisse en tant que monnaie nationale existantes dans des lois soient transférées dans la Constitution.