Le conseiller fédéral Ignazio Cassis a salué samedi une Suisse qui «a toujours su évoluer, sans jamais cesser d'être elle-même» pour rester debout. S'exprimant dans la cité historique d'Avenches (VD) à l'occasion de la fête nationale, il a aussi souligné les bienfaits de la neutralité helvétique.
Si la Suisse traverse les tempêtes sans perdre son équilibre, c'est «parce qu'elle n'a jamais confondu fidélité et immobilisme», a souligné le chef du Département fédéral des affaires étrangères. Elle ne change pas «juste pour changer», mais elle ne refuse pas non plus le changement lorsque c'est nécessaire.
La Suisse a toujours su ce qu'il fallait préserver, à l'image de la neutralité. En référence à l'initiative de l'UDC pour la neutralité, sur laquelle le peuple votera le 27 septembre et que le Conseil fédéral appelle à rejeter, Ignazio Cassis a indiqué que la véritable question était de savoir si nous voulons une neutralité plus forte ou plus rigide. «Notre neutralité n'est pas notre refuge, elle est notre manière d'être utile», a-t-il souligné.
Elle peut permettre à la Suisse «d'ouvrir une porte», d'offrir un lieu ou encore de créer un espace de dialogue. «Voilà pourquoi notre neutralité est précieuse. Elle ne nous éloigne pas du monde. Elle nous permet d'être utiles au monde.»