Sarah Ferguson, alias «Fergie», est confrontée à la profonde tourmente de son ex-mari, disgrâcié et déchu sous les yeux du monde entier. Fraîchement relâché après son arrestation du 19 février (jour de son 66e anniversaire), le prince Andrew est accusé de «fautes dans l'exercice de ses fonctions officielles», suite à la découverte de preuves accablantes dans les dossiers Epstein. Il aurait en effet livré des documents confidentiels au pédocriminel américain, tandis qu'une jeune femme aurait été envoyée au Royaume-Uni pour une «rencontre intime» en sa compagnie.
Après un interrogatoire de 11 heures, l'ancien duc d'York risque désormais une peine de prison pouvant aller jusqu'à la perpétuité. Son ex-femme, Sarah Ferguson, pourrait également être interrogée par la police londonienne. Or, jusqu'il y a peu, «Fergie» était difficile à débusquer: comme le souligne le «Daily Mail», elle n'aurait plus été aperçue en plublic depuis le 12 décembre.
Le média britannique vient toutefois de découvrir où se trouvait l'ex-duchesse d'York, pendant tout ce temps. D'après une source suisse, elle se serait réfugiée dans la clinique Paracelsus, un prestigieux établissement zurichois axé sur la santé mentale et les problèmes d'addiction. Elle serait arrivée sur place juste après Noël et n'aurait retrouvé les Emirats arabes unis, son lieu de résidence, qu'à la fin du mois de janvier.
15 médecins et un chef privé
D'après la source du «Daily Mail», Sarah Ferguson «se sent chez elle à Paracelsus, puisqu'elle y reçoit toujours de l'amour et de l'attention, ainsi que des traitements réalisés par des experts lorsqu'elle se sent profondément vulnérable.»
Au prix de 13'500 francs suisses par nuit, les programmes exclusifs peuvent durer plusieurs mois et donnent accès à 15 experts médicaux, ainsi qu'un chef privé et un chauffeur. Inutile de préciser que l'établissement est conçu pour une certaine élite. Une autre source a confirmé, toujours auprès du média britannique, que l'ancienne duchesse d'York, divorcée du Prince Andrew depuis 1996, était «absolument dévastée» par la révélation des échanges de mails entre son ex-mari et Jeffrey Epstein. C'est, entre autres, pour cette raison qu'elle aurait cherché du réconfort entre les murs de la clinique zurichoise, loin du scandale.
Un désespoir grandissant
A noter que Sarah Ferguson elle-même apparaît dans les dossiers diffusés par la Justice américaine en janvier. On y découvrait notamment que le duc et la duchesse d'York avaient préservé leur amitié avec Jeffrey Epstein, même après que les crimes de ce dernier avaient éclaté au grand jour. Elle aurait même supplié le pédocriminel de lui prêter de l'argent, allant jusqu'à lui demander de l'employer chez lui, comme assistante personnelle.
Ainsi que le précisait la BBC, les échanges divulgués suggéraient le désespoir grandissant de «Fergie», qui se décrivait comme une femme «traumatisée et seule» lors de sa correspondance avec Epstein. Celui-ci exigeait souvent que Sarah envoie ses deux filles, les princesses Eugenie et Beatrice, à la rencontre de ses amis en visite à Londres. Elle les aurait d'ailleurs conviées à un déjeuner avec Epstein, alors que celui-ci avait déjà été accusé de pédocriminalité et d'abus sexuels.
Sur les réseaux sociaux, Sarah Ferguson avait admis, en juin dernier, souffrir de stress post-traumatique et d'un trouble du déficit de l'attention avec hyperactivité, diagnostiqués lors d'un précédent séjour dans la clinique suisse.