Succession de Guy Parmelin
«Nous sommes très satisfaits»: Marcel Dettling défend les choix de l'UDC

Une seule femme, deux Romands et trois conseillers d'Etat. La course à la succession de Guy Parmelin au Conseil fédéral bat son plein. On connaît désormais les personnalités proposées par les sections cantonales de l'UDC. Le président du parti, Marcel Dettling, se réjouit de cette «diversité» de candidatures.
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Le président de l'UDC Marcel Dettling se montre très satisfait des candidats de son parti au Conseil fédéral.
Photo: keystone-sda.ch

En bref

  • Le président de l'UDC Dettling est très satisfait du choix des candidats au Conseil fédéral de son parti
  • Avec Schnegg, Ruppen et Gallati, trois conseillers d'Etat se présentent. Grâce à leur expérience exécutive, ils seraient prédestinés
  • Il n'y aura pas d'auditions publiques, le groupe UDC décidera du ticket le 20 novembre 2026
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Janic Urech

Les candidatures sont désormais connues. Sept hommes et une femme ont été proposés par les sections cantonales de l'UDC pour succéder à Guy Parmelin au Conseil fédéral. Pendant longtemps, le parti semblait peiner à trouver suffisamment de candidats. Mais ces trois derniers jours, les annonces se sont multipliées. Le président de l'UDC, Marcel Dettling, se réjouit du choix dont dispose son parti: «Oui, nous sommes très satisfaits de pouvoir, en tant que plus grand parti, proposer un choix aussi large et compétent de candidats.»

Marcel Dettling salue également la diversité des profils: «Nous proposons des hommes et les femmes, nous avons des conseillers d'Etat dotés d'une expérience exécutive, et nous avons aussi des personnes qui apportent une expérience à tous les niveaux de la politique.» Parmi les prétendants figurent notamment trois conseillers d'Etat: Pierre Alain Schnegg (BE), Franz Ruppen (VS) et Jean-Pierre Gallati (AG). Pierre Alain Schnegg et Jean-Pierre Gallati disposent toutefois de peu d'expérience sur la scène politique fédérale.

Les conseillers d'Etat ont un atout

Marcel Dettling n'exclut pas que l'élection de Martin Pfister ait joué un rôle dans l'intérêt des conseillers d'Etat pour le poste. Le centriste avait en effet rejoint directement le Conseil fédéral depuis le gouvernement zougois, sans jamais avoir siégé au Parlement fédéral.

Pour Marcel Dettling, les conseillers d'Etat ont un profil particulièrement adapté à la fonction: «Ils ont l'habitude de diriger un exécutif. Nous avons parmi eux des personnes qui travaillent déjà dans le domaine de l'asile et qui doivent, dans les cantons, gérer les conséquences de ce qui a été provoqué au niveau de la Confédération.»

Cette expérience correspond aux critères fixés par l'UDC au lancement du processus de sélection. Le parti avait alors annoncé rechercher des personnalités dotées d'une solide expérience de direction, notamment dans le domaine de l'asile.

Le fait qu'une seule femme soit en lice ne dérange pas Marcel Dettling: «Nous avons une femme compétente qui s'est maintenant présentée à l'élection. Nous sommes très heureux d'avoir vraiment toute la palette.» Après l'annonce du départ de Guy Parmelin, trois femmes figuraient parmi les favorites: Céline Amaudruz, qui est aujourd'hui candidate, la conseillère aux Etats saint-galloise Esther Friedli et la conseillère d'Etat zurichoise Natalie Rickli. Ces deux dernières ont finalement renoncé.

Pas d'auditions publiques

Le délai de dépôt des candidatures a pris fin ce vendredi 23 octobre à midi. C'est désormais à la commission de sélection de l'UDC de prendre le relais. Présidée par Caspar Baader, ancien chef du groupe parlementaire UDC, elle devra examiner les différents profils. Les candidats seront notamment évalués sur les thèmes chers au parti: la neutralité, la sécurité et l'asile.

En revanche, aucune audition publique ne permettra à la population de poser directement des questions aux candidats. «Ce ne sont que des personnalités publiques. Je crois qu'on a eu suffisamment de possibilités de se faire une idée», estime Marcel Dettling. Le 20 novembre 2026, le groupe parlementaire UDC décidera quels deux ou trois noms figureront sur son ticket pour l'élection au Conseil fédéral.

Une incertitude demeure toutefois autour de Thomas Aeschi, président du groupe UDC au Conseil national. Le Zougois a bien été officiellement proposé par son parti cantonal, mais il n'a pas encore confirmé s'il souhaitait tenter à nouveau sa chance, après sa première candidature en 2015… qui s'est soldée par un échec.

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