Plus de 1000 milliards
La Suisse s'accorde avec plus de 120 pays pour aider l'investissement dans les pays en développement

La Suisse et plus de 120 pays ont finalisé un accord pour faciliter les investissements dans les pays en développement.
La secrétaire d'Etat Helene Budliger Artieda et de nombreux ministres ont réglé les derniers obstacles à un accord sur le financement des investissements (archives).
Photo: ANTHONY ANEX

La Suisse et plus de 120 pays ont finalisé à Abou Dhabi un accord plurilatéral pour faciliter les investissements dans les pays en développement. Ils vont tenter désormais dans les prochains jours de le faire accepter par tous les membres de l'OMC.

Dès dimanche soir, la veille de l'ouverture de la 13e réunion de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), les représentants de ces pays, dont la secrétaire d'Etat Helene Budliger Artieda, ont approuvé une déclaration ministérielle. Cet arrangement après six ans de discussions n'est pas une surprise étant donné qu'il ne restait que quelques indications à régler ces derniers mois.

Il doit permettre d'éliminer des obstacles bureaucratiques sur les investissements dans les pays en développement qui freinent leur attractivité et de faciliter les financements durables. Il aboutira à une stimulation économique et des emplois, dit la directrice générale de l'OMC Ngozi Okonjo-Iweala.

Il sera le premier de ce type sur la scène internationale. Selon des estimations, l'augmentation des investissements liée aux facilitations bureaucratiques pourrait provoquer des avantages sociaux pour plus de 1000 milliards de francs par an et jusqu'à près de 1,5% de croissance économique par an.

Il faut encore que les plus de 120 Etats qui le soutiennent, en majorité des pays pauvres ou en développement, puissent convaincre l'Inde, opposée aux plurilatérales, d'arrimer l'accord aux règles de l'organisation. Un quart des membres de l'OMC au total n'ont pas participé aux discussions.

Climat ou encore réformes

Mme Budliger Artieda a multiplié les rencontres dimanche. Pour sa seconde réunion après son lancement il y a un an, la Coalition des ministres du commerce pour le climat, constituée de plus de 60 pays dont la Suisse, a publié une première liste d'activités auxquelles ses membres s'engagent.

Avant une discussion lundi après-midi à la ministérielle sur cette question, ceux-ci ont dit vouloir notamment faire avancer un lien entre commerce, climat et développement durable à l'OMC. Ils souhaitent aussi soutenir les pays en développement les plus vulnérables face au changement climatique.

Symbole des négociations difficiles qui s'annoncent cette semaine à Abou Dhabi, la secrétaire d'Etat a également déjà rencontré dimanche également les 13 autres membres du Groupe d'Ottawa qui rassemble des acteurs aux approches similaires à celles de la Suisse. Tous souhaitent notamment une avancée sur la question de la réforme de l'organisation.

(ATS)

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