Le ministre de la Défense Martin Pfister a plaidé dimanche en faveur du développement de l'armée suisse lors de la cérémonie commémorative de la bataille de Sempach de 1386. Il a aussi célébré la cohésion du pays, 640 ans après la victoire sur les Habsbourg.
Après Albert Rösti en 2024, c'est à nouveau un membre du Conseil fédéral qui a prononcé cette année le discours officiel lors de cette manifestation annuelle. Environ 1700 personnes y ont participé, a annoncé dimanche le canton de Lucerne. Parmi elles figurait également la présidente du gouvernement lucernois, Michaela Tschuor, dont la commune de résidence, Wikon, était représentée en tant que commune invitée. Schwyz était le canton invité cette année. Dans son discours, Martin Pfister a souligné qu’un pays vivait aussi de «souvenirs et d’histoires communs». Le conseiller fédéral a établi un lien avec les enjeux politiques actuels.
Transformer et préparer l'armée
Selon la version écrite de son discours, il a réaffirmé la nécessité de transformer l’armée suisse et de la préparer aux menaces actuelles. «Cela coûte certes beaucoup d’argent, mais cette transformation est indispensable.»
Martin Pfister a mis en garde: les dernières décennies de paix ont «brouillé notre perception des menaces». Aujourd’hui, un moment décisif de l’histoire se profile à nouveau, selon lui. «L’histoire s’écrit là où les gens se serrent les coudes, assument leurs responsabilités et s’engagent pour le bien commun.»
La bataille a opposé le 9 juillet 1386 les troupes autrichiennes à celles de Lucerne, appuyées par les cantons d'Uri, Schwyz et Unterwald. L'affrontement est considéré comme l'une des batailles majeures qui a permis à la Confédération des VII cantons de s'affranchir de la domination des Habsbourg. La bataille est également le théâtre de la légende d'Arnold Winkelried. Par le passé, des extrémistes de droite ont plusieurs fois profité de la cérémonie pour défiler.