Entre Roland-Garros et le tournoi sur gazon de Majorque, prévu la semaine prochaine, Stefanos Tsitsipas s’est offert une parenthèse artistique. Et pas seulement en tant qu’amateur d’art: la star grecque du tennis participe actuellement au salon international de photographie «Photo Basel» en qualité d’exposant.
Le double finaliste de Grand Chelem et ancien numéro 3 mondial présente plusieurs de ses œuvres au Volkshaus de Bâle, avec la galerie monégasque Iconico. Ses clichés, consacrés à la nature et aux paysages urbains, ont été réalisés notamment en Namibie ou à New York. Certaines photographies ont même été prises depuis un hélicoptère. L’exposition reste ouverte jusqu’à dimanche, date de clôture de l’événement.
Les œuvres sont proposées à la vente entre 1613 et 2028 francs selon le format. Compte tenu des commissions prélevées par le salon, Stefanos Tsitsipas ne cache pas que sa démarche est avant tout motivée par la passion plutôt que par des considérations financières.
Sa mère explique son pseudonyme
Le Grec explique pratiquer la photographie depuis une décennie. Après avoir débuté avec du matériel plus modeste, il travaille désormais avec un appareil photo numérique moyen format Hasselblad, un équipement haut de gamme dont le prix dépasse largement les 20 000 francs. «Cela m’a permis de progresser», explique-t-il. Pour lui, la photographie constitue une échappatoire au quotidien exigeant du tennis professionnel, mais aussi un moyen d’exprimer sa créativité.
À Bâle, Stefanos Tsitsipas expose sous le pseudonyme «Stiopkyn», qu’il utilise également sur son compte Instagram consacré à la photographie. Interrogé sur l’origine de ce nom, il préfère laisser la parole à sa mère, Yulia Salnikova, ancienne joueuse de tennis d’origine russe: «Stiopkyn est le diminutif russe de Stefanos. À la maison, nous l’appelons encore comme ça aujourd’hui.»
Attiré par l'art depuis toujours
Depuis ses débuts sur le circuit, Stefanos Tsitsipas se distingue par son goût pour les activités artistiques. Pendant la pandémie de Covid, il s’était déjà essayé à la photographie et à différents projets créatifs. Plus jeune, il réalisait des vidéos sur YouTube, écrivait des chansons et publiait régulièrement des textes à tonalité poétique sur les réseaux sociaux. Au fil des années et de sa réussite sportive — il a accumulé près de 30 millions de francs de gains en carrière — il a également développé une passion pour les voitures de sport.
Son travail photographique suscite un intérêt croissant. Son compte Instagram dédié à cet univers rassemble plus de 27 000 abonnés, parmi lesquels figure notamment Novak Djokovic.
Si sa créativité s’épanouit en dehors des terrains, les derniers mois ont été plus compliqués sportivement. Freiné par plusieurs blessures, Tsitsipas a glissé jusqu’à la 80e place mondiale. Le Grec espère toutefois inverser la tendance dès le tournoi de Majorque, puis à Wimbledon. Son objectif est clair: retrouver rapidement son meilleur niveau.