Un format fou à l'Open d'Australie
Des amateurs défient les superstars du tennis pour un million

Un seul point décide de la suite du tournoi. Le «1 Point Slam» en amont de l'Open d'Australie fait parler de lui. Les fans peuvent rêver, mais tout le monde n'est pas enthousiaste sur la scène du tennis.
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Quelqu'un peut-il éliminer Carlos Alcaraz? Un point suffirait.
Photo: Getty Images
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Marco Pescio

Imagine un instant: ton rêve absolu, c’est de taper la balle un jour avec Carlos Alcaraz, d’échanger quelques coups face au numéro un mondial. Pour le commun des mortels, on est clairement dans la science-fiction. Sauf qu’à l’Open d’Australie, ce fantasme est désormais (presque) à portée de main. Il faut un peu de chance au tirage au sort… et une main pas trop tremblante.

Après une première édition lancée en 2025, le Grand Chelem australien pousse le concept du «1 point slam» encore plus loin cette année. Et pour faire monter la sauce, il fait venir une superstar après l’autre.

Le principe? Aussi simple que cruel. Le tournoi-exhibition du mercredi réunit 48 participants: des pros, des amateurs et de simples fans. Un seul point décide de tout. Service, échange – s’il y en a un – et rideau. Terminé. Celui qui sert est désigné par un classique «pierre-feuille-ciseaux». On ne peut pas faire plus direct.

Un millions de dollars australiens

Ce qui fait évidemment saliver tout le monde, c’est le prix. Le slogan est limpide: «The winner takes it all». Le gagnant repart avec un million de dollars australiens, soit environ 535’000 francs. Pour un point. Oui, un seul.

Le tableau est savamment mélangé avec 24 professionnels dont Carlos Alcaraz, Jannik Sinner, Iga Swiatek, Naomi Osaka, Daniil Medvedev, Coco Gauff, Felix Auger-Aliassime ou encre Jasmine Paolini. En outre, huit célébrités invitées, huit vainqueurs de qualifications régionales et huit fans tirés au sort sur le site seront conviés.

Évidemment, les pros partent avec un avantage. Mais sur un seul point, tout peut arriver. Une double faute, un cadre mal centré, une balle qui lèche le filet… et la hiérarchie vole en éclats.

Luke Saville, professionnel jusqu’à récemment, en a fait l’expérience lors des qualifications. Le mari de l’Australienne Daria Saville s’est incliné sur… une double faute. Son bourreau? Simone Vagnozzi, coach de Jannik Sinner, venu s’inscrire presque sur un coup de tête. L'Italien, hilare, a suivi la scène. Avant de constater, un peu plus tard, que son coach avait déjà été éliminé au tour suivant. Cette fois, l’adversaire avait simplement mieux servi.

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Si Jannik Sinner semble s’amuser franchement de ce format complètement fou, tout le monde n’est pas du même avis. Coco Gauff, notamment, s’est montrée bien plus réservée. «Je ne m’en réjouis pas vraiment», a confié la star américaine, qui explique avoir été presque poussée à participer. Pour la double lauréate en Grand Chelem, c’est peut-être une distraction de trop avant le vrai lancement de la saison. Elle a toutefois fini par lâcher, un sourire en coin: «C’est bien pour les fans. Ça montre aussi le côté fun de notre sport».

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