«Je veux uniquement du pouvoir, des victoires et des titres.» Christian Horner a soif de revanche après son éviction de Red Bull en 2025. Le Britannique sillonne actuellement le Royaume-Uni pour promouvoir son livre «Drive», dans lequel il livre sa version de son départ. Après vingt ans à la tête de l’écurie, 14 titres mondiaux, 124 victoires et 287 podiums, Horner veut revenir sur le devant de la scène.
Le problème, c’est que les quatre postes les plus attractifs sont déjà occupés. Chez Mercedes, il faudrait déloger son rival de toujours, Toto Wolff. Ferrari semble hors de portée après son début de saison catastrophique. Un retour chez Red Bull paraît exclu. Et chez McLaren, Zak Brown et Andrea Stella tiennent déjà les principaux rôles.
Que reste-t-il alors à Christian Horner? Son indemnité de départ, qui dépasserait les 100 millions de francs après son éviction de la direction de Red Bull Racing et de Red Bull Powertrains, ne suffira pas à lui ouvrir les portes d’un top team. Pas davantage, pour l’heure, que les investisseurs auxquels son nom a été associé.
Accusations d’abus de pouvoir
«Je ne vais pas rejoindre n’importe quelle équipe de milieu de grille juste pour revenir en Formule 1. Je préfère encore tondre la pelouse et jouer avec mes enfants», assure Horner, marié depuis 2015 à l’ancienne Spice Girl Geri Halliwell.
Les raisons exactes de son licenciement, peu après le Grand Prix de Silverstone 2025, restent toutefois entourées de zones d’ombre. Dans les mois précédents, Horner avait été au centre de plusieurs polémiques après des accusations d’abus de pouvoir et de comportement inapproprié formulées par une ancienne collaboratrice proche, qui a ensuite rejoint Cadillac.
Des accusations à caractère sexuel avaient également été relayées dans les médias. Plusieurs procédures juridiques ont suivi, sans que leurs issues exactes soient toujours clairement établies. Certaines auraient pris fin après des accords financiers, sans que cela ne puisse être confirmé.
Des «mensonges»
Cette affaire, devenue publique, pesait depuis longtemps sur la nouvelle direction de Red Bull. Son départ ne semble en tout cas pas pouvoir être expliqué par un manque de résultats sportifs.
Le ton particulièrement sévère qu’il emploie aujourd’hui à l’égard de l’ancien conseiller Helmut Marko, 83 ans, montre aussi que les relations sont profondément dégradées. L’Autrichien rejette les accusations de Horner, qu’il qualifie pour la plupart de «mensonges».
«J’ai toujours dû réparer les dégâts laissés par Helmut», affirme de son côté Horner. Il accuse notamment Red Bull, et en particulier Marko, d’avoir empêché l’écurie de recruter Charles Leclerc ou Fernando Alonso. Selon lui, la culture interne de Red Bull a profondément changé depuis la mort de Dietrich Mateschitz en 2022.