Originaire de Verbier (VS), Marius Perraudin s’apprête à vivre une étape unique dans sa jeune carrière. Dimanche 15 février à 19h15 (heure suisse), le rider valaisan prendra le départ du Red Bull Valparaíso Cerro Abajo, au Chili. Un moment historique: il sera le tout premier Suisse à s’élancer sur ce tracé mythique.
Une course hors norme
Le Cerro Abajo n’est pas une simple compétition. C’est un plongeon à toute vitesse dans un labyrinthe urbain à travers Valparaíso: escaliers vertigineux, virages serrés entre maisons colorées, sauts au-dessus de trottoirs et barrières métalliques. La foule, compacte, vibre à quelques centimètres des guidons. Chaque année, une trentaine de pilotes venus d’une douzaine de pays s’y affrontent. Seuls quinze décrochent leur place en finale.
Le rêve d’un gamin devant sa télévision
Valparaíso marque la première étape d’une série internationale en trois manches qui désignera le champion du Red Bull Cerro Abajo. Marius Perraudin a reçu une wildcard pour cette manche d’ouverture, une occasion rare de se mesurer aux meilleurs sur l’un des parcours les plus impressionnants du circuit. Cette invitation récompense son engagement, sa progression et son profil audacieux, parfaitement adapté à ce format exigeant.
Pour lui, l’annonce a été un choc. «Je regarde cette compétition à la télévision depuis que j’ai commencé le vélo en 2016. Alors apprendre que j’allais y participer, c’était un peu irréel.»
«Je me suis entraîné dans les escaliers avec mon père»
Présent à Barcelone au moment de l’annonce officielle, il a immédiatement commencé sa préparation: «Le lendemain, je suis allé m’entraîner dans les escaliers avec mon père qui me filmait pour analyser comment le vélo réagissait. Je me suis vite senti en confiance et dans mon élément.»
Un mois d’entraînement intensif a suivi, avant son départ pour l’Amérique du Sud, une première pour lui. «L’excitation d’aller courir dans les rues en Amérique du Sud… C’est fou comme le vélo ouvre des opportunités incroyables. Le jour où j’ai pris l’avion, j’ai écrit à mon père: c’est dingue tout ce que ce sport permet de vivre.»
Des objectifs clairs
Arrivé sur place en début de semaine, le Valaisan a pris quelques jours pour s’adapter au décalage horaire avant ses premières sessions dans les escaliers. «Dès la première session mercredi, ça m’a donné un bon boost de confiance.»
Savoir qu’il est le premier Suisse à obtenir un ticket pour cet événement rend l’expérience encore plus spéciale: «C’est juste fou. L’opportunité est énorme.» Malgré cela, ses objectifs restent simples et clairs: se faire plaisir et décrocher une place en finale.