La grande absente du Tour de France Femmes 2026
Elise Chabbey: «Ça me donne la motivation pour revenir encore plus forte»

La Genevoise Elise Chabbey, maillot à pois l'an dernier, est la grande absente de ce Tour de France Femmes 2026. Après l'arrivée de la 2e étape à Genève, dans sa ville, la grimpeuse et future maman s'est confiée à Blick.
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L'an dernier, Elise Chabbey avait remporté le maillot à pois au Tour de France Femmes 2025.
Photo: keystone-sda.ch
Thomas Freiburghaus
Thomas FreiburghausJournaliste

Maillot à pois du dernier Tour de France Femmes, vainqueure du Tour de Romandie 2025 et des mythiques Strade Bianche en mars dernier, Elise Chabbey était dans la forme de sa vie à 33 ans. Une occasion en or de briller sur les routes suisses du Tour de France 2026, qui s'élançait de Lausanne et dont la 2e étape terminait à Genève, sa ville.

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Mais non, la grimpeuse de la FDJ United-Suez ne roulera pas devant ses proches puisqu'elle est la grande absente du TDFF 2026. Et ce, heureusement, pour la meilleure raison qui soit: Elise Chabbey et son compagnon attendent un enfant. Après l'arrivée de la 2e étape sur le quai du Mont-Blanc, Blick l'a retrouvée devant le bus de son équipe pour une interview.

Elise Chabbey, pour commencer par la question la plus importante: comment vas-tu, personnellement, avec ce début de grossesse?
Pour l’instant, ça se passe super bien. J’ai eu de la chance, je n’ai pas eu de symptômes les trois premiers mois, donc je roule normalement, le même volume que je faisais d’habitude, juste pas d’intensité. Pour l’instant, je n’ai toujours pas pris de poids, pas de ventre, donc j’avoue que c’est bizarre de me dire que je suis enceinte, je ne réalise pas encore trop.

Tu es la grande absente de ce Tour, ce pour la plus belle des raisons. Y a-t-il quand même un peu de tristesse quand tu vois le peloton passer par Genève, ta ville?
C’est sûr que c’est quand même dur mentalement. Là, de voir l’équipe, les filles me manquent, j’aime courir, j’aime la compétition. Donc c’est difficile. Après, j’essaie de me dire que c’est pour une bonne raison. Le Tour, ça va être une phase difficile, mais il y en aura d’autres. Et ça me donne la motivation pour revenir encore plus forte.

Tu t’étais projetée sur ce «Grand Départ en Suisse», devant ta famille, tes amis?
Ce Tour de France Femmes, c’était l’un de mes gros objectifs de l’année. Je m’étais préparée pour ça. Surtout que ça passe en Suisse, c’est une opportunité d’une seule vie. La grossesse était une surprise, donc ce n’était pas facile sur le moment, mais je sais que dans le futur lointain je serai très contente de ma décision et très heureuse de la vie que j’ai menée.

Pour arrêter de parler de ce que tu n’as pas pu faire pour parler de ce que tu vis. Tu étais hier à Lausanne pour le «Grand Départ», aujourd’hui tu es à Genève. Il y a une ferveur populaire incroyable, tu es heureuse de voir ça?
Oui, je suis vraiment fière que la Suisse, et Genève en particulier, accueille ce Tour de France Femmes. C’est incroyable de leur part de montrer qu’ils s’intéressent au sport féminin. Et j’espère que ça va inciter plein de jeunes filles à se mettre au cyclisme, c’est un magnifique sport. Je suis contente d’être là, même si ce n’est pas de l’intérieur.

C’est un avant-goût d’une future carrière de directrice sportive de vivre le Tour comme ça?
Ça, on verra, la reconversion n’est pas pour tout de suite. J’ai déjà envie de reprendre le vélo et de revenir à mon plus haut niveau. On y réfléchira plus tard, mais là je me rends compte que ce que j’aime, c’est être sur le vélo.

Le retour, tu y penses déjà? Tu as les Jeux olympiques 2028 en ligne de mire?
C’est dans un coin de ma tête. Je me dis que plus j’arrive à rester longtemps sur le vélo pendant ma grossesse, plus je reviendrai forte et vite. J’essaie de garder un mode de vie d’athlète professionnelle. Ce qui est aussi incroyable, c’est que mon équipe me soutient à 100%, au niveau du salaire. Mon copain va aussi peut-être pouvoir travailler un peu moins, plus s’occuper du bébé pour que je revienne au plus haut niveau.

Professionnellement, ça implique quoi?
C’est une grande pause dans une carrière, ça prend une année. Il n’y a plus d’objectif à court terme, l’entraînement est complètement différent. Après, d’autres filles ont montré qu’elles arrivaient à revenir très fortes, donc ça motive. Il y en a encore peu, mais j’espère montrer cette voie.

Pour la suite du Tour, tu as une favorite? Tu penches plutôt pour ta coéquipière Demi Vollering ou pour ta compatriote Marlen Reusser?
La question ne se pose même pas, c’est Demi à 100%.

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