La lutte à la présidence s'envenime
Deux nouveaux membres du comité directeur exclus chez Swiss Cycling

Peu avant l'assemblée des délégués de Swiss Cycling du 14 mars à Berne, les choses volent en éclats. Après Marisa Reich, deux autres candidats sont exclus. La lutte pour le pouvoir continue de faire rage en coulisses.
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Où se dirige Swiss Cycling lors de l'assemblée des délégués? Les élections font déjà couler beaucoup d'encre.
Photo: keystone-sda.ch
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Matthias Dubach

Chez Swiss Cycling, les choses bougent en coulisses avant l'assemblée des délégués du 14 mars à Berne. Blick a déjà révélé qu'une membre du comité directeur, Marisa Reich, avait été exclue avec effet immédiat. Elle voulait se faire élire comme nouvelle présidente, mais elle a également été exclue de cette élection, du moins jusqu'à la décision de recours.

D'autres exclusions se font jour. Selon les informations de Blick, Ariane Previtali, membre du comité directeur, a également reçu un courrier du juge unique de Swiss Cycling. Pour la Zurichoise aussi, il a été constaté qu'à une certaine date, elle n'était pas enregistrée comme membre d'un club cycliste dans les bases de données nécessaires. Comme Marisa Reich, Ariane Previtali, commissaire de course auprès de l'UCI depuis des années, est mise à la porte avec effet immédiat. Et il en a été de même pour Andrew Thomas, l'un des candidats à la vice-présidence.

Swiss Cycling se défend

Deux des sept membres actuels du comité directeur ont donc perdu leur poste. Il s'agit d'une véritable hécatombe. Interrogée, la fédération prétend simplement vérifier avant l'importante assemblée si tous les candidats remplissent les conditions pour se présenter à l'élection. «Les conditions sont remplies ou non, il n'y a pas de marge de manœuvre», nous explique un porte-parole.

Un secret de polichinelle dans le cyclisme suisse est cependant qu'à Berne, il s'agit de bien plus que des noms sur une liste des candidats. Une lutte de pouvoir fait rage entre deux groupes qu'une question fondamentale divise: le futur comité directeur poursuivra-t-il ou non la voie fortement marquée par le directeur Thomas Peter?

L'un des groupes, autour de Luana Bergamin, recommandée par Swiss Cycling comme nouvelle présidente, peut être classé dans le camp des pro-Thomas Peter. L'autre groupe, autour de Marisa Reich et Andrew Thomas, désormais exclus et qui souhaitent devenir respectivement présidente et vice-président, prévoit des réformes qui ne devraient pas toutes aller dans le sens du chef opérationnel.

Des recherches ciblées?

Or, le coup de balai n'a jusqu'à présent touché qu'un seul côté. Il n'est pas nécessaire d'être Sherlock Holmes pour se poser la question suivante: est-ce que le secrétariat de Swiss Cycling a cherché de manière ciblée des raisons pour se débarrasser de certains candidats?

La fédération répond résolument par la négative et déclare: «Les clarifications ont été effectuées en raison du grand nombre de candidatures reçues.» Les 14 candidats ont été passés au crible. A la question de savoir pourquoi Ariane Previtali et Marisa Reich n'ont pas été contrôlés quant à leur appartenance à un club cycliste lors de leur élection au comité directeur, l'association admet qu'il s'agit d'une omission. A l'avenir, ce contrôle sera effectué de manière standardisée.

La récente escalade ne va en tout cas pas calmer la situation d'ici l'assemblée. Dans les coulisses, les choses bouillonnent plus que jamais.

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