Cet accord du groupe des sept grandes puissances a été qualifié «d'historique» par le Chancelier de l'Echiquier britannique Rishi Sunak qui présidait la rencontre en tant que pays organisateur du G7.
Le débat avait été relancé par le président Joe Biden qui a déclaré vouloir s'attaquer aux paradis fiscaux, parmi lesquels il avait cité la Suisse. La mesure prévoit explicitement de limiter l'évasion fiscale de grandes entreprises comme les grandes multinationales numériques.
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Cependant, le chemin vers une harmonisation fiscale plus poussée ne fait que commencer.
Le compromis des Sept (Royaume-Uni, France, Allemagne, Italie, Japon, Etats-Unis, Canada) en vue d'une réforme mondiale de la fiscalité «adaptée à l'ère numérique», comme le décrit Rishi Sunak, envoie néanmoins ainsi une impulsion importante pour la réunion du G20 qui se tiendra en juillet à Venise, où un accord plus concret est attendu.
Le texte final du communiqué obtenu par l'AFP mentionne aussi l'engagement envers une meilleure répartition des droits d'imposer les bénéfices des grandes multinationales, principalement numériques et américaines, deuxième «pilier» de la réforme mise en avant par l'OCDE et incluant près de 140 pays.
(ATS/daj)