Loi d'amnistie
Sous pression, le Venezuela annonce la libération de 17 prisonniers politiques

La libération de 17 prisonniers politiques a été annoncée ce samedi au Venezuela, dans le cadre d'une loi d’amnistie générale. Les familles des détenus attendent toujours des actes concrets.
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Les familles des prisonniers, qui campent devant le siège de la police, attendent des actes concrets.
Photo: keystone-sda.ch
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AFP Agence France-Presse

Le président du Parlement vénézuélien a annoncé samedi la libération de 17 prisonniers politiques dans le cadre des discussions en vue d'adopter une loi d'amnistie générale. «Dans le cadre de la loi d'amnistie, 17 personnes privées de liberté dans (les cellules connues comme) Zone 7 sont en train d'être libérées en ce moment», a écrit Jorge Rodríguez, président de l'Assemblée nationale, sur les réseaux sociaux.

Jorge Rodríguez est le frère de la présidente Delcy Rodríguez, qui occupe ses fonctions depuis la capture de Nicolas Maduro par des militaires américains le 3 janvier.

Des proches de détenus, communiquant sur WhatsApp, ont indiqué ne pas avoir constaté de libération dans l'immédiat de la Zone 7, qui désigne les cellules de la police nationale. Ces familles campent devant le siège de la police depuis la première annonce de libérations par Delcy Rodríguez, le 8 janvier.

L'impact de la loi d'aministie

Sous pression de Washington, la présidente a proposé le 30 janvier une vaste loi d'amnistie, qui couvrirait les 27 années du chavisme au pouvoir. Elle prévoit l'abandon de toutes les accusations pesant sur des dissidents qui se sont opposés au régime de Nicolas Maduro comme de son prédécesseur Hugo Chavez. Et notamment celles de «trahison», «terrorisme» et diffusion de «haine» qui ont été utilisées pour enfermer les opposants au pouvoir.

Il y a une semaine, lors d'une visite à la Zone 7, M. Rodríguez avait promis aux familles des prisonniers politiques que leurs proches seraient libérés immédiatement après l'adoption de la loi. Mais cette adoption par les députés a été reportée en raison de désaccords sur sa portée et le rôle du pouvoir judiciaire dans son application. Elle est désormais prévue la semaine prochaine.

Selon l'ONG Foro Penal, 431 prisonniers politiques ont bénéficié d'une libération conditionnelle et 644 sont toujours derrière les barreaux.

Des milliers de partisans de l'opposition avaient manifesté dans les rues de Caracas avant les débats sur la loi d'amnistie pour réclamer la libération de tous les prisonniers politiques. 

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