Un juge fédéral américain a annulé lundi la décision du président Donald Trump d'imposer des frais de 100'000 dollars pour des visas de travail très utilisés dans le domaine technologique.
Donald Trump a annoncé en septembre cette mesure portant sur les visas H-1B, qui permettent à des travailleurs étrangers aux qualifications précises (scientifiques, ingénieurs et développeurs informatiques entre autres) de venir travailler aux Etats-Unis. L'objectif étant de limiter les visas H-1B afin de donner la priorité aux travailleurs américains.
Inquiétude en Inde
Un juge fédéral de Boston (nord-est) a conclu que ces frais constituaient une taxe, relevant des pouvoirs du Congrès et non du gouvernement, et étaient par conséquent illégaux. Il donne ainsi raison à une vingtaine d'Etats qui contestent ces frais.
Mais sa décision va à rebours de celle prise en décembre par une juge de Washington, la capitale, concluant que le président était habilité à imposer de tels frais. Cette juge avait ainsi débouté la Chambre de commerce des Etats-Unis et l'Association des universités américaines (AAU), qui ont fait appel.
L'Inde, dont les ressortissants détiennent près des trois quarts des visas H-1B délivrés chaque année, et les entreprises de haute technologie potentiellement concernées, ont exprimé leurs inquiétudes face à cette mesure. Ces permis de travail sont d'une période initiale de trois ans, prolongeable à six ans.