Bad Bunny, Lady Gaga, Ricky Martin...
Vous avez manqué la mi-temps du Super Bowl? Voici ce qu'il faut savoir

Le show le plus attendu des Etats-Unis a battu son plein dimanche soir lors du Super Bowl 2026. Si vous avez manqué la mi-temps de la finale de la NFL, Blick fait le point pour vous.
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Lady Gaga a chanté «Die With a Smile», son tube à succès (avec Bruno Mars, lui absent du show) en anglais, dans une version salsa.
Photo: keystone-sda.ch
Léa Perrin - Journaliste Blick
Léa PerrinJournaliste Blick

Entre les surprises sur scène, la performance de Bad Bunny, et la réaction de Donald Trump, le 60e Super Bowl a été fou dimanche soir à Santa Clara en Californie. Le grand rendez-vous annuel américain, opposant cette année les New England Patriots et les Seattle Seahawks s'est déroulé dans un climat de tensions politiques accentuées par le choix de Bad Bunny pour le concert de la mi-temps. Aux millions de téléspectateurs américains à visionner l'événement sportif s'est ajoutée cette année une pléthore de fans du chanteur portoricain à travers le monde, faisant de cette édition 2026 un événement qui dépasse les frontières du football.

Le halftime show du Super Bowl est une véritable institution du divertissement aux Etats-Unis: plus de 120 millions de téléspectateurs étaient attendus devant leur écran pour la finale de la NFL. La mi-temps promet non seulement un show annuel démentiel, mais c'est également l'un des rendez-vous télévisés les plus monétisés des Etats-Unis, avec des publicités iconiques jonchées de stars, qui touchent un public inégalable.

Un clash politique?

Mais cette année, la mi-temps promettait un spectacle d'une autre ampleur avec la venue du chanteur Bad Bunny, dénonciateur de la violente politique anti-immigration de Donald Trump et artiste fortement critiqué au sein de la sphère MAGA. Le président américain qui a boycotté l'événement a par ailleurs voulu contrer les décisions de la NFL en proposant son propre concert animé par des artistes ultraconservateurs. De leur côté, les fans du chanteur ont vu en ce show l'opportunité de faire briller la sphère musicale latine et de participer davantage à un concert de Bad Bunny qu'à une finale de football.

Des millions de regards se sont tournés vers la mi-temps du Super Bowl, avec toutefois une attente: Bad Bunny allait-il, comme à la cérémonie des Grammy Awards ou dans le clip de «Nuevayol», tacler la politique de Trump en portant un message politique fort? 

Amour, unité... et un vrai mariage!

Comme prévu, la star portoricaine a mené une performance célébrant l'héritage latino, en chantant majoritairement en espagnol. Une première en 60 ans d'histoire du match de championnat de la NFL. Mais si le show a porté un message joyeux, coloré et dansant, il n'a pas frappé aussi fort qu'on pouvait s'y attendre d'un point de vue politique. 

Comme l'affichait le slogan de l'écran géant «The only thing more powerful than hate is love» («La seule chose qui soit plus puissante que la haine est l'amour»), le show était avant tout empreint d'amour et d'unité. Un véritable mariage y aurait d'ailleurs été proclamé, renforçant cette ode à l'amour.

Un symbolisme fort

Au-delà de ce message fédérateur, la prestation était riche en symboles liés aux origines de l'artiste. Les couleurs de l'Amérique latine ont été fièrement brandies, dans un véritable hommage. Bad Bunny a performé dans un décor teinté de références à Puerto Rico, entre les cultures de canne à sucre, les soirées dansantes en famille ou encore la présence de la gérante d'un célèbre club social portoricain de New York.

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Des enfants ont participé au spectacle, l’un d’eux recevant un trophée symbolique évoquant un Grammy, en clin d’œil à la récente récompense de l’artiste pour l’album de l’année. Les danseurs ont été largement mis en avant, tandis que Bad Bunny s’est mêlé à la foule dans un show volontairement humble, rappelant l’atmosphère d’une rue de Puerto Rico.

Quelques messages politiques subtils ont toutefois été transmis à travers le show, notamment l'apparition de poteaux électriques en référence aux coupures de courant à Puerto Rico, ainsi que le message final de l'artiste. Le roi du reggaeton a conclu le show en lançant «Que Dieu bénisse l'Amérique» en anglais, avant d'ajouter en espagnol: «Que ce soit l'Argentine, le Chili, la Colombie...» énumérant tous les pays du continent américain jusqu'au «Canada, les Etats-Unis et ma patrie, Puerto Rico». Dans un dernier geste symbolique, Bad Bunny a lancé un ballon de football américain qu'il portait à la main et sur lequel était imprimé: «Ensemble, nous sommes l'Amérique.» 

Donald Trump enrage

Alors que Bad Bunny a évité de mentionner le président américain durant sa prestation, Trump n'a pas manqué de montrer son mécontentement. Le président américain a qualifié le show «d'affront à la grandeur de l'Amérique». 

«Personne ne comprend un mot de ce que dit ce type», a écrit le chef de l'Etat américain sur son réseau Truth Social, quelques minutes après la fin du spectacle. Bad Bunny a chanté et s'est exprimé quasi-exclusivement en espagnol, langue parlée par plus de 41 millions de personnes aux Etats-Unis, selon des chiffres officiels.

Des stars présentes

Son spectacle de 13 minutes, qui comprenait des tubes comme «Nuevayol» et «Baile Inolvidable», a également accueilli Lady Gaga – qui a interprété «Die With a Smile», son succès avec Bruno Mars. L'artiste qui avait elle-même animé la mi-temps du Super Bowl en 2017 a proposé une version salsa, mais en anglais, de son tube. 

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Le chanteur Ricky Martin a, lui aussi, fait une apparition surprise sur la scène du Super Bowl. Des stars comme Pedro Pascal, Cardi B et Jessica Alba ont été aperçues dans la «casita» de Bad Bunny en début de show, alors que le groupe de rock Green Day a assuré la première partie de cette finale de football.

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