Des élus républicains ont annoncé mercredi la conclusion d'un accord pour mettre fin à la paralysie budgétaire partielle aux Etats-Unis et financer le ministère de la Sécurité intérieure (DHS), après des jours de chaos dans les aéroports du pays.
Cet accord, porté par le président de la Chambre des représentants Mike Johnson et le chef de la majorité au Sénat John Thune, permettra de rétablir le financement de la majorité des services du ministère, tout en reportant les dépenses les plus débattues liées à la police de l'immigration dans un projet de loi distinct.
Il s'agit d'un revirement radical pour les élus conservateurs de la Chambre, qui avaient rejeté il y a quelques jours une proposition similaire soutenue par le Sénat. Ils l'ont relancée sous la pression de Donald Trump. Le DHS devrait être financé jusqu'à la fin de l'année fiscale, tandis que les agences mettant en oeuvre la politique anti-immigration de Donald Trump – notamment l'ICE – dépendraient de fonds approuvés l'année dernière.
Travail impayé depuis février
«En adoptant cette double approche, le Congrès républicain rouvrira entièrement le ministère» et «veillera à ce que tous les fonctionnaires fédéraux soient payés», se sont réjouis Mike Johnson et John Thune dans un communiqué commun. Le compromis pourrait ouvrir la voie à un vote dès jeudi. Le texte pourrait être adopté lors de sessions largement procédurales, si aucun parlementaire ne s'y oppose.
La paralysie budgétaire partielle actuelle oblige des milliers d'agents de sécurité des aéroports à travailler sans être payés depuis mi-février. Les démocrates se sont opposés au financement du DHS et de sa police de l'immigration (ICE) après la mort en janvier de Renee Good et Alex Pretti, deux Américains tués par des agents fédéraux à Minneapolis en marge de manifestations contre la politique gouvernementale anti-immigration.