Le ministre saoudien des Finances est en visite samedi à Islamabad pour faire part du «soutien économique» du royaume au Pakistan, qui doit rembourser un prêt majeur aux Emirats arabes unis, a indiqué à l'AFP une source proche du dossier. La visite de Mohammed al-Jadaan dans la capitale pakistanaise intervient alors qu'Iraniens et Américains doivent y entamer dans la journée des négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
Quelques jours avant son déplacement, le Pakistan, à court de liquidités, a annoncé qu'il allait restituer un prêt - reconduit depuis 2018 - de plus de trois milliards de dollars aux Emirats arabes unis, un pays ex-allié devenu rival de l'Arabie saoudite. Mohammed al-Jadaan Jadaan doit «manifester un soutien économique au Pakistan», a déclaré une source proche du dossier à l'AFP.
Le Pakistan dépend des plans de soutien du FMI et des prêts de pays amis, dont l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, pour assurer le service de sa lourde dette, qui absorbe la moitié de ses recettes annuelles.
Abou Dhabi méfiant
Aux côtés du Pakistan, médiateur dans les pourparlers irano-américains, l'Arabie saoudite, l'Egypte et la Turquie s'activent pour une issue diplomatique à la guerre régionale déclenchée le 28 février par une attaque israélo-américaine contre l'Iran.
Les Emirats arabes unis, les plus visés dans le Golfe par la riposte iranienne, ont mis en garde contre un règlement qui ne traiterait pas l'ensemble des menaces représentées par l'Iran, et ne garantirait la liberté de navigation dans la région. Si Abou Dhabi n'a pas directement commenté les manoeuvres diplomatiques en cours, des commentateurs et analystes émiratis ont fustigé l'Egypte et le Pakistan sur les réseaux sociaux pour leur rôle dans les efforts de médiation.