La Russie remet sur le champ de bataille d’anciennes machines de guerre datant de la guerre froide. Alors que les pertes s’accumulent, Moscou reviendrait à d’anciens chars de combat, selon le portail ukrainien Militarnyi.
Les stocks de chars actuellement en service sembleraient s’épuiser. Quatre années de guerre auraient entraîné des pertes importantes au sein des troupes, de nombreux véhicules ayant été endommagés au combat. Dans ce contexte, Moscou prévoirait des ajustements dans la production de chars.
Le char connu sous le nom de «Tigre soviétique»
Pour combler cette faiblesse, la Russie envisagerait désormais de réactiver des chars T-72A. Ce modèle, surnommé à l’époque soviétique le «tigre soviétique», pèse 41 tonnes. Il est équipé d’un canon à tube lisse de 125 millimètres et d’un chargeur automatique alimentant les obus de manière autonome.
Aujourd’hui, ce char est considéré comme un modèle ancien. Les chars T-72 ont été développés pour la première fois dans les années 1970 et ont longtemps constitué l’épine dorsale des forces blindées soviétiques.
Des véhicules stockés sans protection
La modernisation des «tigres» ne devrait toutefois pas être aisée. Nombre de ces chars ont été stockés à l’extérieur sans protection, ce qui implique des travaux de remise en état supplémentaires.
Transformer un ancien T-72A pour le rapprocher du standard moderne T-72B3M est techniquement complexe. De nombreuses pièces doivent être remplacées, notamment les ordinateurs et l’électronique embarquée, le châssis, le chargeur automatique de munitions ainsi que le blindage de la caisse et de la tourelle.
Il semblerait que l’entreprise d’armement Uralvagonzavod mène ces travaux, selon Militarnyi, qui se réfère à des enregistrements et des documents internes. D’après le portail, les analystes du projet d’information Frontelligence Insight auraient indiqué qu’à l’automne 2025, la Russie prévoyait de moderniser plus de 800 chars T-72 sur une période de dix ans.
Des chars plus puissants?
Des photos de l’usine montreraient les «tigres» dotés d’un nouveau système de protection et de modules supplémentaires sur les chenilles. Un analyste affirme que plusieurs couches de blindage additionnelles auraient été installées afin de dévier les projectiles entrants, rapporte l’expert en blindage Andrij Tarasenko sur Telegram.
Outre le nouveau blindage, la modernisation inclurait également des systèmes de conduite de tir, des équipements de communication et des dispositifs d’observation. L’objectif serait de les amener à un niveau opérationnel contemporain.