Un ancien Marine américain détenu en Russie, Robert Gilman, dont la santé s'était dégradée, a été libéré, a annoncé mardi le gouvernement américain, précisant que sa libération avait été obtenue pour raisons «humanitaires» et sans concessions.
«Après mes discussions avec le président (Vladimir) Poutine, la Russie a accepté de le libérer, en grande partie pour des raisons humanitaires», a écrit le président américain Donald Trump sur son réseau Truth Social, peu après que le département d'Etat a annoncé cette libération.
Il a précisé avoir parlé à Robert Gilman dans l'avion du retour où il est accompagné de sa mère Nancy. «Aujourd'hui, après plus de quatre années de détention en Russie, Robert Gilman est sur le chemin du retour afin d'être réunifié avec sa famille» et y suivre un traitement médicalisé, s'est félicité de son côté le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio dans un communiqué. Il a souligné que Robert Gilman rejoignait «les plus de 100 Américains libérés lors du second mandat du président Trump».
«Injustement détenu»
Des responsables américains ont assuré par ailleurs que sa libération «ne fait pas partie d'un échange et aucune autre concession n'a été faite». Les Etats-Unis et la Russie ont procédé par le passé à des échanges de prisonniers.
Robert Gilman avait été condamné en 2022 par un tribunal du sud-ouest de la Russie à quatre ans et demi de prison pour «violences» contre un policier. La durée de sa peine avait ensuite été étendue à 10 ans pour violence envers le personnel pénitentiaire.
Le département d'Etat a confirmé qu'il avait été récemment classé comme «injustement détenu» en Russie. Dans un récent message, sa soeur, Lexie Hudson, avait évoqué une grave détérioration de sa santé, appelant à sa libération urgente.
«Bien que nous saluions cette avancée positive, nous continuons à réclamer la libération immédiate de tous les autres Américains détenus à tort, y compris Stephen Hubbard, victime d'une détention abusive», a ajouté Marco Rubio. Stephen Hubbard, un professeur d'anglais à la retraite, a été condamné en Russie lors d'un procès à huis clos en octobre 2024 à près de sept ans de prison pour «mercenariat» au profit de l'Ukraine, une accusation qu'il rejette.