«Après 18 heures d'intenses discussions»
La délégation iranienne a quitté le Bürgenstock, pas JD Vance

Les Etats-Unis et l'Iran sont parvenus à un accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient sur tous les fronts, y compris le Liban. La cérémonie de signature prévue le vendredi 19 juin en Suisse a été reportée.
il y a 33 minutes

Le DFAE annonce une «reprise immédiate» de discussions techniques au Bürgenstock

La Suisse, hôte depuis dimanche de pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis, a annoncé lundi la tenue «immédiate» de discussions techniques, au lendemain de négociations entre délégations de haut niveau des deux pays pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

Photo: Getty Images

Dans un communiqué, le Département fédéral des Affaires étrangères (DFAE) a salué «l'accord sur une feuille de route visant à parvenir à un accord final dans un délai de 60 jours». Selon la diplomatie suisse, «cette feuille de route crée les conditions pour l'ouverture immédiate de nouvelles discussions techniques».

Source: AFP

09:37 heures

La délégation iranienne a quitté le Bürgenstock, après «18 heures d'intenses discussions»

La délégation iranienne de haut niveau est partie lundi matin du Bürgenstock (NW), après «18 heures d'intenses dicussions», selon un médiat d'Etat. Le vice-président américain JD Vance devrait lui quitter le site nidwaldien en début d'après-midi.

Photo: IMAGO/Xinhua

Les Iraniens, emmenés par le président du Parlement Mohammad Ghalibaf et le chef de la diplomatie Abbas Araghchi, sont partis de l'hôtel peu avant 9h, a dit à Keystone-ATS une source proche des discussions. Les négociations vont se poursuivre, mais au niveau technique, dans des groupes de travail.

Auparavant, Abbas Araghchi avait considéré que le mécanisme de suivi de la situation au Liban décidé au Bürgenstock constituait «le premier test« pour les pourparlers avec les Etats-Unis.

Source: ATS, AFP

08:55 heures

La Suisse se félicite des «avancées constructives» au Bürgenstock

La Suisse salue les «avancées constructives» entre les Etats-Unis et l'Iran annoncées tôt lundi au Bürgenstock (NW). Elle se félicite du lancement d'un comité de haut niveau pour la suite des négociations, «une étape positive», et reste prête «à soutenir ce processus».

«Notre objectif est que notre diplomatie reste utile à la désescalade, à la stabilité et à la paix» a affirmé à Keystone-ATS le porte-parole du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) Nicolas Bideau.

La Suisse salue également la feuille de route pour poursuivre pendant 60 jours les pourparlers, conformément au protocole d'accord signé mercredi dernier par les présidents américain Donald Trump et iranien Massoud Pezechkian. Celle-ci établit «les conditions pour l'ouverture immédiate de nouvelles discussions techniques», ajoute le porte-parole.

La Suisse a facilité les discussions menées par Washington et Téhéran et les deux médiateurs qatari et pakistanais. Jusqu'à 2000 militaires et la police ont sécurisé le site nidwaldien.

Source: ATS

il y a 1 minute

Le président syrien dément vouloir intervenir au Liban, comme le disait Trump

Le président syrien, Ahmad al-Chareh, a démenti dimanche que son pays cherche à intervenir militairement au Liban, où Israël et le Hezbollah sont en guerre. Son homologue américain, Donald Trump, avait suggéré à plusieurs reprises que Damas pourrait s'impliquer.

«Nous recherchons des canaux économiques entre le Liban et la Syrie et non des canaux militaires», a affirmé le chef de l'Etat syrien dans un entretien diffusé sur la chaîne de télévision Al Mashhad.

Photo: IMAGO/StringersHub

Le même jour, Donald Trump a déclaré à Fox News être «déçu qu'Israël ne parvienne pas à vaincre le Hezbollah» libanais pro-iranien, ajoutant, au sujet de la lutte contre ce groupe armé: «Je suis sur le point de la confier à la Syrie».

Peu auparavant, au sommet du G7 en France, le président américain avait dit: «si Israël ne peut pas faire le boulot sans tuer tout le monde, il (Ahmed. al-Chareh, ndlr) le fera».

Source: AFP

21.06.2026, 18:47 heures

Les menaces de Trump ont du mal à passer au Bürgenstock

Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a conseillé dimanche aux Etats-Unis de «peser leurs mots» après un message de Donald Trump menaçant de frapper l'Iran, en pleins pourparlers en Suisse.

«Ils feraient mieux de peser leurs mots; nos forces armées sont prêtes à leur répondre autrement», a tancé sur X l'influent M. Ghalibaf, sans citer nommément le président américain mais dans une référence explicite à son dernier message. Donald Trump avait enjoint plus tôt Téhéran à empêcher ses alliés au Liban de «causer des problèmes», sans quoi les Etats-Unis reprendraient leurs frappes sur l'Iran.

L'agence de presse gouvernementale iranienne Irna a indiqué que «la délégation de la République islamique d'Iran a quitté le bâtiment où se déroulaient les négociations», en ajoutant que les pourparlers étaient «entrés dans une phase difficile après 80 minutes de discussions et une interruption, à la suite de la publication d'un message insultant du président des Etats-Unis». Un diplomate a néanmoins fait savoir à l'AFP que la délégation iranienne «reste engagée» dans les discussions.

La première clause du protocole d'accord signé à distance mercredi par Donald Trump et son homologue iranien Massoud Pezeshkian stipule notamment que les deux pays s'engagent «à s'abstenir de la menace ou de l'usage de la force l'un contre l'autre».

Photo: keystone-sda.ch

Source: AFP

21.06.2026, 18:25 heures

Le chef du Hezbollah dit refuser toute zone de sécurité israélienne au Liban

Naïm Qassem, a refusé dimanche toute zone de sécurité israélienne dans le sud du Liban, après qu'Israël a dit vouloir y maintenir son armée.

Le maintien de forces israéliennes sur le sol libanais est «impossible» et «il n'y a pas de zones de sécurité pour Israël», a déclaré le chef du groupe pro-iranien Hezbollah dans une adresse télévisée.

«Nous avons une armée libanaise seule à même de se déployer et responsable de la sauvegarde de la souveraineté» du Liban, "et c'est avec elle que nous coopérons», a-t-il ajouté.

Photo: IMAGO/Anadolu Agency

Source: AFP

21.06.2026, 18:09 heures

Tsahal restera au Liban «aussi longtemps que nécessaire»

L'armée israélienne restera dans le sud du Liban «aussi longtemps que nécessaire», a déclaré dimanche le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu sur fond de négociations entre l'Iran et les Etats-Unis en Suisse pour mettre fin au conflit dans la région.

«Nous resterons dans la zone de sécurité du sud du Liban aussi longtemps que nécessaire afin de protéger les habitants du nord [d'Israël], qui nous sont chers, ainsi que l'ensemble des citoyens de l'Etat», a dit M. Netanyahu lors d'une cérémonie à la mémoire de son frère, tombé au combat en 1976.

Il a ajouté que «quels que soient les développements diplomatiques à venir, je ne permettrai pas à l'Iran de se doter de l'arme nucléaire. Tant que je serai Premier ministre d'Israël, cela n'arrivera pas».

Photo: AFP

Source: AFP

21.06.2026, 17:40 heures

Le programme nucléaire iranien n'aurait pas été évoqué

La télévision d'Etat iranienne a fait état d'une pause dans les négociations au Bürgenstock entre l'Iran et les Etats-Unis, sous médiation du Pakistan et du Qatar, et affirmé que le programme nucléaire iranien n'avait pas été discuté.

«Aucune négociation concernant le programme nucléaire iranien n'a eu lieu durant les 80 minutes de la première session de pourparlers», a indiqué la chaîne, ajoutant que les discussions avaient porté à ce stade sur le respect du protocole d'accord conclu entre Téhéran et Washington, ainsi que sur la situation au Liban.

Photo: keystone-sda.ch

Source: AFP

21.06.2026, 16:07 heures

Trump en remet une couche

Donald Trump a enjoint Téhéran d'empêcher ses alliés au Liban de «causer des problèmes», sans quoi les Etats-Unis reprendraient leurs frappes sur l'Iran, en pleines négociations dimanche en Suisse entre les deux pays.

«L'Iran doit immédiatement empêcher ses groupes affiliés hautement payés au Liban de causer des problèmes. S'ils ne le font pas, nous frapperons l'Iran très fort à nouveau, comme nous l'avons fait la semaine dernière, si ce n'est plus fort encore», a lancé le président américain sur sa plateforme Truth Social, en référence aux affrontements entre le Hezbollah, allié de Téhéran, et Israël, dans le sud du Liban.

Source: AFP

21.06.2026, 15:27 heures

Premier round au Bürgenstock entre Washington et Téhéran

Le «sommet du lac des Quatre-Cantons» entre Etats-Unis et Iran a démarré au Bürgenstock (NW) dans une cacophonie symbole de la complexité de la situation. Dimanche après-midi, le vice-président américain JD Vance et le président du Parlement iranien Mohammad Ghalibaf ont entamé des discussions avec les médiateurs pakistanais et qatarien.

La plupart des médias internationaux et le Qatar ont annoncé le début des pourparlers avant même qu'ils ne démarrent. Le ministre iranien des affaires étrangères Abbas Araghchi est venu brièvement avant de repartir avant les discours d'ouverture. Lorsqu'il est revenu avec M. Ghalibaf peu après 15h, les photographes n'étaient plus autorisés dans la salle pour avoir des clichés des deux pays siégeant l'un en face de l'autre.

«C'est une rencontre historique» pour «changer le Moyen-Orient», a toutefois affirmé M. Vance au début de deux mois de négociations après le protocole d'accord signé par les présidents américain Donald Trump et iranien Massoud Pezechkian. Il a relevé qu'un format avec de hauts responsables américains et iraniens en négociation directe était presque une première en près de 50 ans. «Nous avons eu des avancées ces dernières heures et nous espérons en avoir d'autres dans les prochaines», a-t-il ajouté.

Mais M. Vance de mettre en garde les Iraniens. «La question est désormais combien nous atteindrons ensemble» par la voie diplomatique. «Si vos dirigeants sont prêts à abandonner le fait d'être un facteur d'instabilité régionale» et «abandonner des ambitions nucléaires à long terme», «les Etats-Unis veulent changer fondamentalement la relation avec ce pays», a insisté M. Vance.

Photo: AFP

Source: ATS

21.06.2026, 14:36 heures

Israël affirme qu'aucune restriction ne s'applique à ses troupes pour «éliminer les menaces» au Liban

Le ministre israélien de la Défense a déclaré dimanche que ses troupes pouvaient agir «sans aucune restriction» pour «éliminer les menaces» au Liban, réaffirmant qu'elles y resteraient dans la bande territoriale qu'elles occupent dans le sud, qu'Israël qualifie de «zone de sécurité».

«Il n'y a jamais eu, et il n'y a actuellement aucune restriction empêchant les soldats (...) au Liban d'agir pour éliminer les menaces», a affirmé Israël Kartz dans un communiqué. «Israël ne se retirera pas de la zone de sécurité au Liban», a-t-il répété, en référence à une zone s'étendant sur environ 10 kilomètres à l'intérieur du territoire libanais, où les forces israéliennes sont déployées.

Le ministre s'est exprimé après que l'Iran a averti qu'il n'entrerait pas «dans la phase de négociation en vue d'un accord final» avec Washington sans cessation des hostilités au Liban, où Israël a juré de venir à bout du Hezbollah pro-iranien.

Source: AFP

21.06.2026, 13:58 heures

L'Iran a entamé des discussions avec les Etats-Unis et le Qatar

Des discussions tripartites ont débuté dimanche après-midi en Suisse entre l'Iran, les Etats-Unis et le médiateur qatari portant sur le Liban et la question des avoirs gelés iraniens, a rapporté la télévision d'Etat iranienne.

«Une réunion tripartite impliquant l'Iran, les Etats-Unis et le Qatar sur les sujets d'un cessez-le-feu global au Liban et des avoirs iraniens bloqués se tient actuellement sur le lieu des négociations», un hôtel de luxe dans le centre de la Suisse, dans la foulée du protocole d'accord irano-américain conclu cette semaine.

Le Qatar confirme

Dans un communiqué, le ministère qatari des Affaires étrangères a annoncé «l'ouverture des travaux du sommet du lac de Lucerne et la tenue de la première réunion de la commission de haut niveau avec la participation de représentants des Etats-Unis, de la République islamique d'Iran et des deux Etats médiateurs», le Qatar et le Pakistan.

Doha a dit espérer que ces réunions aboutissent à «un accord global et durable traitant l'ensemble des questions abordées dans le mémorandum d'entente» signé mercredi par Téhéran et Washington.

Source: AFP

21.06.2026, 12:43 heures

Les premières discussions bilatérales ont commencé au Bürgenstock

Les entretiens bilatéraux préliminaires ont débuté dimanche au complexe hôtelier de Bürgenstock afin de définir le cadre des discussions de la table ronde avec l'Iran, les Etats-Unis, le Pakistan et le Qatar. 

Photo: keystone-sda.ch

La phase la plus intense des négociations est prévue dans l'après-midi. Présent, le ministre suisse des Affaires étrangères, Ignazio Cassis a d'ores et déjà a rencontré ce matin son homologue iranien, Abbas Araghchi.

Source: AFP

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