Donald Trump a déclaré dimanche s'attendre à une reprise des discussions avec l'Iran dans la semaine à venir. Il avait rejeté samedi la proposition de trêve formulée par Téhéran.
«Ils veulent conclure un accord, mais ce n'est pas l'accord que je veux conclure», a déclaré le président américain au média Axios. «C'est ce que nous aurions peut-être accepté il y a un an», a-t-il ajouté.
L'Iran avait annoncé vendredi avoir soumis une proposition aux Etats-Unis pour rouvrir le détroit d'Ormuz sous sept jours à compter de son acceptation. Mais Donald Trump a annoncé le lendemain rejeter cette proposition, affirmant que les dirigeants iraniens voulaient cet accord car «ils sont en train de méchamment perdre». «Ils ont surestimé leurs cartes en mains», a affirmé dimanche le président américain.
Discussions indirectes
Selon Axios, qui cite des sources proches du dossier, des discussions indirectes entre Washington et Téhéran pourraient avoir lieu dès lundi, quelques jours après des discussions là aussi indirectes entre les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner et le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York. Les échanges se feraient par l'entremise des médiateurs qataris, ajoute le média.
Selon Donald Trump, l'armée américaine a permis de faire passer «plus de 20 millions de barils» d'hydrocarbures dans le détroit d'Ormuz au cours du week-end, un record depuis le début de la guerre.
Ce passage maritime, par où transitait avant-guerre un cinquième des hydrocarbures mondiaux, est au cœur du conflit que les Etats-Unis et Israël ont déclenché fin février avec des frappes sur l'Iran. Depuis, la République islamique en revendique le contrôle, et Washington impose en retour un blocus aux ports iraniens.
A la question de savoir s'il envisageait de reprendre les frappes contre l'Iran, Donald Trump a répondu: «J'y réfléchis toujours.»
Selon le Wall Street Journal, le dirigeant américain envisage de reprendre des frappes sur l'Iran après les législatives de mi-mandat le 3 novembre, alors qu'il doit affronter l'impopularité croissante de la guerre au Moyen-Orient, qui a fait flamber le prix des carburants.