Le gouvernement thaïlandais a promis mercredi de renforcer la surveillance des touristes après une série d'incidents à caractère sexuel qui ternissent selon lui l'image du pays, très dépendant du tourisme.
Les touristes faisant preuve d'un «comportement inapproprié» feront l'objet de poursuites, a indiqué dans un communiqué le bureau du Premier ministre, Anutin Charnvirakul.
«Les mesures visent à protéger les belles valeurs culturelles de la Thaïlande», a-t-il ajouté, précisant que les contrôles de police seraient accrus dans les lieux de divertissement. Cela intervient après un incident lundi soir sur l'île de Phuket, où un couple a été surpris en pleine fellation à bord d'un tuk-tuk.
Risque d'expulsion
Un Espagnol de 41 ans et une Péruvienne de 43 ans ont reconnu les faits et font l'objet d'une procédure d'expulsion, a fait savoir la police de l'immigration.
Selon des médias locaux, deux couples de Français avaient déjà été expulsés de Phuket en février et mars après avoir été filmés en train d'avoir des relations sexuelles, l'un dans un tuk-tuk et l'autre sur une plage. La nudité ou les actes sexuels en public sont passibles en Thaïlande d'une amende pouvant atteindre 5000 bahts (environ 120 francs).
Malgré sa réputation de destination festive, la Thaïlande, majoritairement bouddhiste, reste un pays socialement conservateur où les démonstrations publiques d'affection sont mal perçues. Son secteur touristique est vital pour l'économie, mais le nombre d'arrivées de visiteurs n'a pas encore retrouvé son niveau d'avant la pandémie de Covid-19.
Le royaume d'Asie du Sud-Est s'attend à accueillir environ 33,5 millions de touristes étrangers cette année, soit environ deux millions de moins qu'initialement prévu, en raison notamment de la guerre au Moyen-Orient.