«Nous suspectons un complot»
Des tentatives d'évasion sanglantes secouent le Sri Lanka

Des émeutes ont éclaté dans trois prisons au Sri Lanka, faisant trois morts et 23 blessés. Les autorités, confrontées à une surpopulation carcérale, soupçonnent un complot derrière ces violences en série.
Le 7 août 2026, des membres des forces spéciales patrouillent lors d'une émeute à la prison ouverte de Pallansena
Photo: AFP
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AFP Agence France-Presse

Le Sri Lanka a déployé vendredi des troupes dans sa principale prison de haute sécurité à Colombo et dans deux autres établissements pénitentiaires après des tentatives d'évasion qui ont fait trois morts et 23 blessés parmi les détenus, a déclaré le ministre de la Sécurité publique, Ananda Wijepala.

Un prisonnier a été tué et 10 autres blessés jeudi soir dans le centre pénitentiaire de Welikada, à Colombo, lorsque les gardiens ont déjoué une tentative d'évasion d'une quarantaine de détenus, a-t-il précisé.

Ces dernières semaines, 10 gardiens et 23 détenus ont été tués, lors de deux émeutes distinctes dans deux autres prisons situées dans la banlieue de Colombo. Selon les autorités, cette recrudescence des tensions s'explique par la surpopulation carcérale. Les établissements pénitentiaires de l'île accueillent environ quatre fois plus de détenus que leur capacité prévue.

Devant le Parlement, Ananda Wijepala a assuré que la situation dans la prison de haute sécurité à Colombo, où des centaines de soldats et de membres de commandos de la police ont été déployés, était maîtrisée. Des violences ont cependant éclaté dans la prison de Kuruwita, située à environ 80 kilomètres au sud-est de Colombo, la capitale du Sri Lanka, faisant deux morts et 13 blessés.

«Nous suspectons un complot»

«Des forces de sécurité ont également été déployées dans cette prison et l'ordre a été rétabli», a assuré Ananda Wijepala. Des troubles ont également été signalés à la prison de Pallansena, au nord de Colombo, où 30 détenus sont montés sur le toit de l'établissement après le petit-déjeuner et ont refusé vendredi de regagner leurs cellules.

«Nous observons un schéma récurrent dans ces incidents et suspectons un complot», a souligné le ministre, sans donner plus de détails. Le mois dernier, les autorités ont annoncé leur intention de convertir en prisons des bâtiments publics désaffectés, mais aucun site n'est encore opérationnel. Plus des trois quarts des détenus au Sri Lanka sont en détention provisoire dans l'attente de leur procès, la plupart dans le cadre d'affaires liées à la drogue.

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