Le Kremlin a estimé mercredi que la dissuasion nucléaire était «la seule chose» qui préservait le monde d'une nouvelle «guerre mondiale», sans pour autant empêcher la poursuite de «conflits régionaux».
«Hormis la dissuasion nucléaire, il ne nous reste rien d'autre dans le monde. C'est la seule chose qui préserve la planète d'une guerre mondiale. Et oui, cela ne nous protège pas de conflits régionaux dont le potentiel (de menace, ndlr) ne cesse de croître», a déclaré le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, lors d'un forum d'experts organisé à Moscou.
Depuis le début de son attaque à grande échelle contre l'Ukraine, il y a plus de quatre ans, Moscou a vanté la puissance de son arsenal nucléaire et a menacé à plusieurs reprises de l'utiliser.
Lors de ses multiples bombardements contre le pays, l'armée russe a notamment frappé à trois reprises l'Ukraine avec l'Orechnik, un missile de dernière génération conçu pour porter des têtes nucléaires et capable de voler à une vitesse hypersonique.
«Une priorité absolue»
Le traité New Start, le dernier accord bilatéral de désarmement nucléaire liant Russes et Américains, a expiré en février. Signé en 2010, il limitait le nombre des lanceurs et des ogives nucléaires stratégiques déployés par les deux pays.
Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, avait assuré peu après l'expiration du traité que Moscou continuerait d'observer les limites imposées à son arsenal nucléaire, à condition que les Etats-Unis en fassent de même. Mais le président russe Vladimir Poutine, après l'expiration de New Start, avait également déclaré que le développement des forces nucléaires de la Russie était une «priorité absolue».