La Gambie a exprimé vendredi sa «profonde inquiétude» concernant ses ressortissants qui partent à l'étranger avec «l'intention de s'enrôler et de participer à des conflits armés», alors que les révélations s'enchaînent dans plusieurs pays d'Afrique où des hommes sont envoyés à la guerre pour le compte de Moscou.
Le gouvernement gambien «a appris avec une profonde inquiétude que certains citoyens gambiens voyagent à l'étranger dans l'intention de s'enrôler et de participer à des conflits armés en cours», indique un communiqué du ministère de l'Information. Il dit disposer d'informations indiquant qu'un certain nombre de ses ressortissants «ont tragiquement perdu la vie dans ces conflits».
«Le gouvernement tient à déclarer sans équivoque qu'il ne soutient ni n'autorise aucun citoyen gambien à s'engager dans des conflits étrangers. Les personnes qui choisissent de se rendre dans des zones de conflit et de participer aux combats le font à leurs propres risques et sous leur entière responsabilité», ajoute le document.
36 pays africains dans les rangs russes
Les révélations se multiplient dernièrement sur des Africains enrôlés de force par la Russie sous des prétextes fallacieux pour combattre sur le front ukrainien. Plusieurs pays africains dont le Nigeria, le Kenya ou l'Afrique du Sud se sont récemment alarmés du sort de leurs ressortissants recrutés par Moscou.
Le phénomène commence également à agiter l'Ouganda, pays proche de la Russie qui a jusque-là évité toute critique à l'encontre de Moscou, et où les témoignages commencent à affluer. Kiev disait en novembre avoir identifié au moins 1436 citoyens de 36 pays africains dans les rangs russes.