Le sud-est des Pays-Bas touché par un feu de forêt
Des centaines de pompiers néerlandais luttent tôt mardi contre un feu de forêt dans une réserve naturelle du sud-est des Pays-Bas, ont alerté les autorités, ajoutant que 100 hectares avaient été touchés. Le feu s'est déclenché à la mi-journée lundi dans une réserve naturelle située à proximité du village d'Oostrum dans la province du Limbourg (sud-est).
Mardi matin, les autorités de la province ont indiqué que l'incendie n'était pas maîtrisé et qu'une zone de 100 hectares était en proie aux flammes. Au moins 300 secouristes ont été mobilisés pour la nuit afin de lutter contre le brasier. Des hélicoptères bombardiers d'eau, dépêchés contre le feu, doivent pour leur part reprendre leurs opérations à 07h00 (05h00 GMT), ont ajouté les autorités sur leur site internet.
Un camping à proximité a également été évacué pour la nuit. «En raison de la sécheresse, le feu peut se propager rapidement dans les réserves naturelles», ont ajouté les autorités locales, sans préciser la source exacte de l'incendie. D'après l'agence néerlandaise ANP, qui cite un porte-parole des pouvoirs locaux, la propagation du feu, dans toutes les directions, est rendue plus rapide par des rafales de vent.
Les pays européens sont confrontés à une sécheresse majeure, marquée par des cours d'eau asséchés, des restrictions d'eau et des feux de forêt dévastateurs, à la suite d'une vague de chaleur historique survenue en juin. Selon une étude publiée le 23 juillet par le groupe de scientifiques «World Weather Attribution», le réchauffement climatique actuel a accéléré la perte d'humidité des sols, des lacs et des cours d'eau européens, augmentant ainsi le risque de conditions de sécheresse extrême.
Source: AFP
Le sud-est des Pays-Bas touché par un incendie de forêt
Un incendie de forêt s'est déclenché lundi dans une réserve naturelle du sud-est des Pays-Bas, ravageant 21 hectares sur son passage tandis que les pompiers continuaient de combattre les flammes en fin d'après-midi, ont indiqué les autorités.
Le feu s'est déclenché à la mi-journée dans une réserve naturelle située à proximité du village d'Oostrum dans la province du Limbourg (sud-est).
«En raison de la sécheresse, le feu peut se propager rapidement dans les réserves naturelles», ont indiqué sur leur site les autorités de la province, sans préciser la source exacte de l'incendie. Des services de pompiers ont été déployés tandis que trois hélicoptères militaires Chinook ont été mobilisés.
Un camping à proximité a également été évacué et les trains traversant la zone sont suspendus au moins jusqu'à 23 heures. Les pays européens sont confrontés à une sécheresse majeure, marquée par des cours d'eau asséchés, des restrictions d'eau et des feux de forêt dévastateurs, à la suite d'une vague de chaleur historique survenue en juin.
Selon une étude publiée le 23 juillet par le groupe de scientifiques «World Weather Attribution», le réchauffement climatique actuel a accéléré la perte d'humidité des sols, des lacs et des cours d'eau européens, augmentant ainsi le risque de conditions de sécheresse extrême.
Source: ATS
En Grèce, sans doute «les pires» incendies de la décennie
Frappée à son tour de plein fouet par les incendies de forêts, de maquis et de terres agricoles, la Grèce est sans doute confrontée à «l'une des pires crises liées aux incendies» de la décennie, estime Théodore Giannaros, météorologue à l'Observatoire national grec. «Je dirais qu'il s'agit sans aucun doute de l'une des pires crises liées aux incendies auxquelles nous ayons dû faire face au cours des 8 à 10 dernières années», déclare-t-il.
Des centaines de pompiers luttent contre de multiples incendies à travers la Grèce, qui ont fait cinq victimes et brûlé plus de 12'000 hectares de forêts et terres agricoles au cours des deux dernières semaines. Le plus virulent menace depuis vendredi la périphérie nord-ouest d'Athènes, et continuait de flamber lundi, malgré l'accalmie des vents.
Sur l'origine des feux, Théodore Giannaros estime un peu trop facile de rejeter la faute uniquement sur le changement climatique et les conditions météorologiques. «Le changement climatique crée en effet des conditions très propices à ce type d'incendies, leur permettant de se propager très facilement et de devenir incontrôlables».
Mais, fait-il valoir, la situation générale en Grèce et dans toute l'Europe met en évidence des défaillances en matière de gestion des terres. «Ce n'est ni le changement climatique ni les conditions météorologiques qui déclenchent les feux: 95%, voire davantage, des départs de feu sont dus à l'activité humaine, qu'il s'agisse d'incendies volontaires, de négligence ou d'une mauvaise gestion».
La Grèce a longtemps négligé bon nombre de ses zones rurales et forestières, fait-il remarquer. « Nous avons abandonné nos zones rurales. Nos forêts ne sont pas gérées efficacement (...). La crise climatique ne fait qu'aggraver le bilan».
Source: AFP
Athènes toujours «vigilant» face aux flammes, les bombardiers d'eau en action
Des avions bombardiers d'eau ont enfin pu entrer en action lundi en Grèce contre les multiples incendies dans la région d'Athènes, où la situation reste menaçante mais s'est légèrement améliorée à la faveur d'une baisse des rafales de vents.
«Les foyers principaux se trouvent actuellement dans les localités de Kandyli et d'Agia Skepi», à 50 km environ au nord-ouest de la capitale grecque, a déclaré Yannis Artopios, porte-parole du service des pompiers, sur la chaîne publique Ertnews.
«Nous restons vigilants», a-t-il souligné. «Si nous devions résumer la situation actuelle, nous dirions qu'il y a une amélioration, mais qu'il n'y a absolument aucune raison de baisser la garde.»
Au total, 450 pompiers, 22 équipes de sapeurs-pompiers forestiers et 126 véhicules sont mobilisés pour lutter contre les flammes, tandis que 12 hélicoptères — dont deux chargés de la coordination aérienne — et 13 avions bombardiers d'eau apportent désormais leur soutien grâce à l'accalmie des vents, selon le dernier bilan des pompiers.
Source: AFP
Var: l'incendie reste contenu, nouvelle journée à risque
La vigilance reste de mise dans le Var lundi, où les pompiers sont engagés dans une course contre la montre pour contenir les reprises de feu alors que des conditions «très défavorables» sont attendues dans l'après-midi.
«Le feu n'a pas progressé dans la nuit et les équipes au sol se sont attachées à poursuivre le travail de traitement des lisières et de noyage des points chauds qui étaient encore présents», a indiqué à l'AFP Stéphane Nepper, l'un des porte-parole des pompiers du Var.
Ce sinistre, qui a démarré vendredi au sud de l'important brasier fixé il y a six jours près du massif du Gros Bessillon, a déjà parcouru environ 1800 hectares. Il a menacé plusieurs villages dont les habitants, évacués une partie du weekend, ont pu regagner leur domicile.
Lundi matin, 1500 sapeurs-pompiers, appuyés par 450 engins, étaient encore mobilisés pour tenter de le stabiliser définitivement, avant une après-midi jugée à risque.
Source: AFP
375 interpellations, dont 142 mineurs après les incendies en France
Trois cent soixante-quinze personnes, dont 142 mineurs, ont été interpellées en lien avec les incendies en France, a appris lundi l'AFP auprès du ministère de l'Intérieur. Sur ces 375 interpellations, 36 personnes ont déjà été incarcérées, a précisé une source proche de l'enquête par la suite, confirmant une information de BFMTV.
De nombreux incendies se sont déclarés en France depuis le début de l'été, notamment en Gironde où le feu le plus grave depuis 1949 est désormais fixé après avoir brûlé plus de 40'000 hectares en une dizaine de jours.
Dans le village du Porge, la commune la plus touchée par le mégafeu, et à Lège-Cap-Ferret, le retour des habitants est autorisé à partir de lundi 14h.
Avec cette nouvelle mesure de retour à domicile, la quasi-totalité des 224'000 résidents et touristes délogés à titre préventif dans vingt-trois communes depuis le déclenchement de l'incendie, le 22 juillet, auront ainsi pu rejoindre leurs habitations ou lieux de séjour.
Source: AFP
Déploiement «massif» contre un incendie près de Carcassonne
L’engagement «massif» de moyens humains et aériens dimanche soir à Carcassonne pour lutter contre un incendie de végétation déclenché par une voiture en feu sur l’autoroute A61, a permis de revenir à une situation «favorable», ont indiqué les pompiers.
«Le feu est désormais fixé», a ainsi indiqué un porte-parole du Service départemental d'incendie et de secours de l'Aude (Sdis 31) un peu près 21h. «Au moment où je vous parle, le feu est contenu grâce aux moyens conséquents qui ont été engagés», avait peu avant confié à la presse la secrétaire générale de la préfecture, Emmanuelle Plantier-Lemarchand, depuis le poste de commandement opérationnel.
Le déploiement de 280 soldats du feu et 60 camions d’intervention, ainsi que trois Canadair, deux Dash, deux hélicoptères bombardiers d’eau et quatre Air Tractor, «a permis de préserver de nombreuses habitations sur les communes de Carcassonne Cazilhac et Palaja», a déclaré un porte-parole du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) de l’Aude.
Le brasier, qui s’est propagé peu après 16h à partir d’un véhicule en feu au bord de l’A61, a parcouru une centaine d’hectares et menaçait un quartier résidentiel et un terrain d’entraînement militaire. Il a entraîné la coupure dans les deux sens de cet axe autoroutier reliant Toulouse à Narbonne.
Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a recommandé sur X aux automobilistes «d’éviter la zone afin de garantir leur sécurité et de faciliter l’intervention des services de secours». Une centaine d’habitants ont été évacués par précaution sur consigne du maire de Cazilhac, a indiqué à l’AFP la préfecture. «Le vent sur zone reste sensible», a prévenu le Sdis.
En Gironde, la situation est stable
En Gironde (sud-ouest), où le mégafeu a dévoré 42.000 hectares en l’espace de onze jours, la situation était «stable» dimanche matin, selon la préfecture. Si ce mégafeu, fixé depuis samedi, «n’évolue plus», il n’est toutefois pas «éteint». Et «des reprises de feu à la marge dans les foyers encore actifs» ont eu lieu durant la nuit de samedi à dimanche, selon les pompiers.
Dans ce département très dépendant du tourisme, la plupart des habitants évacués ont pu retrouver leurs domiciles, mais certains commerçants s’inquiètent de l’effet des incendies sur leur activité.
A Arcachon, station balnéaire épargnée par les flammes, quelques vacanciers et riverains ont commencé à revenir sur le front de mer dimanche. Comme Bruno Spinosa, retraité qui a dit espérer un «nouveau départ», en se disant néanmoins «inquiet» face aux «gens qui commencent à faire des pique-niques avec la clope au bec» en pleine période de sécheresse.
Les forêts s’enflamment d’autant plus facilement lorsque la végétation et les sols sont très secs comme cela est le cas depuis des mois, un phénomène accentué par le changement climatique et les récentes canicules exceptionnelles.
Leur travail d’extinction pourrait durer «jusqu’aux pluies de l’hiver» et le feu pourrait couver pendant «plusieurs mois» en sous-sol sec et tourbeux, selon les pompiers. Ce fut le cas du feu déclaré en 2022 dans le département, resté chaud pendant deux ans et «encore sous surveillance».
Source: AFP
L'incendie qui touche le Var n'est pas fixé
Dans le Var (sud-est), le sinistre qui s’est déclaré vendredi n’est «pas encore fixé et ce n’est pas à l’ordre du jour, tant qu’on aura des points chauds», a prévenu le patron des pompiers du département, Eric Grohin, dimanche après-midi. Quant à son extinction, elle constituera «un travail de longue haleine qui va durer plusieurs jours», a-t-il averti.
La vigilance reste de mise pour les soldats du feu: le vent changeant peut atteindre les 35 km/h, les températures dépassent parfois dans le département les 36°C et le taux d’humidité avoisine les 15-25%, a souligné le commandant des opérations de secours, le lieutenant-colonel Christophe Pasquini, lors d’un point presse à la mi-journée.
Ce brasier, qui a parcouru environ 1800 hectares, s’est déclenché au sud d’un autre important incendie, fixé il y a quatre jours près du massif du Gros Bessillon.
Dans ce département coutumier des feux, environ 6.300 hectares de la «Provence verte», entre mer Méditerranée et gorges du Verdon, ont été parcourus par les flammes en douze jours. Quelque 2500 personnes ont dû être évacuées.
Pour les 1500 pompiers déployés sur place, l'»objectif» est désormais de «rassurer la population» en faisant en sorte notamment que plus aucune maison «ne soit brûlée», selon le commandant des opérations de secours.
Car dans le village de carte postale de Correns, plus d’une dizaine de maisons ont été détruites par le feu, selon la mairie. «Le feu s’est déplacé à une rapidité épouvantable. On voyait les flammes à tous les bouts de rue, c’était très anxiogène», a relaté la maire Nicole Rullan.
Source: AFP
Incendie dans un entrepôt classé à risque dans l'est de la France
Quelque 30'000 habitants de l'est de la France ont été appelés dimanche à rester confinés chez eux, en raison d'un incendie dans un entrepôt de déchets industriels qui a été «maîtrisé» dans l'après-midi mais dégage un immense panache de fumée noire.
L'incendie, qui a démarré vers 10H30 (08H30 GMT), a été considéré comme «maîtrisé» dans l'après-midi, selon les autorités. Il concerne un entrepôt classé Seveso (site industriel à risque), situé sur le site de la société Safe (Suez Alternative Fuels & Energies), dans la zone industrielle de Gandrange, non loin des installations d'ArcelorMittal.
«C'est un feu généralisé dans un entrepôt de déchets industriels de 800 mètres carrés, dont la structure s'est effondrée», a précisé à l'AFP une porte-parole du Centre opérationnel d'incendie et de secours (Codis) de Moselle. Quelque 135 sapeurs-pompiers ont été mobilisés sur place, avec 40 engins.
«Des mesures sont en cours pour analyser les fumées et voir si la mesure de confinement peut être levée», a ajouté cette chargée de communication, Géraldine Chambeaudie. «Compte tenu notamment de la présence de produits chimiques, les mesures de confinement doivent impérativement continuer à être respectées», a indiqué sur Facebook le maire de Gandrange, Quentin Bigot.
Un pompier et un employé du site ont été légèrement blessés et transportés à l'hôpital, tandis qu'un autre pompier, légèrement blessé également, a pu être pris en charge sur place.
Source: AFP
En Grèce, les vents compliquent la lutte contre les incendies
En une semaine, plus de 12'000 hectares de forêts et de terres agricoles ont été ravagés par les flammes dans ce pays touché de plein fouet par la crise climatique, comme l'ensemble du pourtour méditerranéen.
Ces jours sont «extrêmement difficiles», a écrit le Premier ministre sur Facebook, évoquant des «conditions météorologiques extrêmes et des vents» atteignant souvent les 100 km/h. «Il y a des moments où la nature et l'intensité des phénomènes météorologiques surpassent toute planification humaine et toute capacité opérationnelle», a-t-il dit.
Située à 70 km au nord-ouest de la capitale, Porto Germeno, sur le Golfe de Corinthe, est un lieu de villégiature prisé des Athéniens qui y possèdent des maisons secondaires et sa population augmente fortement en été. Les dégâts y sont d'ores et déjà considérables, ont affirmé plusieurs témoins à l'AFP. Des dizaines de maisons ont été endommagées ou détruites, selon les autorités.
Selon Théodore Giannaros, météorologiste spécialisé dans les incendies et chercheur à l'Observatoire national, les incendies autour de Porto Germeno semblent avoir touché une zone de plus de 10'000 hectares, soit presque le double de l'estimation initiale. «Malheureusement, il est très probable (si ce n'est presque certain) que cet incendie soit classé comme méga-incendie», a-t-il écrit sur Facebook.
Les pompiers doivent combattre chaque jour les flammes sur plusieurs fronts: si près de 500 soldats du feu sont déployés dans la région de Porto Germeno, environ 100 luttent contre un autre incendie à Aigialia, dans le nord du Péloponnèse.
Source: AFP