Pétrole, UE, bourses
Les conséquences économiques mondiales de la guerre au Moyen-Orient

Les tensions au Moyen-Orient continuent d’agiter l’économie mondiale. Le pétrole rebondit tandis que des attaques visant des sites pétroliers alimentent les craintes sur l’approvisionnement.
Les prix du pétrole sont repartis en hausse mardi au 18e jour de la guerre au Moyen-Orient.
Photo: AFP
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AFP Agence France-Presse

Voici les dernières évolutions économiques mondiales mardi vers 2h30 GMT, alors que la guerre au Moyen-Orient entre dans son 18e jour:

Le pétrole rebondit en débuts d'échanges en Asie

Les prix du pétrole sont repartis en hausse mardi, toujours suspendus aux développements du conflit au Moyen-Orient et aux perturbations de l'offre en dépit du déblocage des stocks stratégiques par l'Agence internationale de l'énergie (AIE). Vers 02h30 GMT, le baril de West Texas Intermediate (WTI), référence américaine, gagnait 2,71% à 96,03 dollars, après avoir chuté de 5,28% la veille. Le baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, rebondissait lui de 2,78% à 103 dollars. Il avait lâché lundi 2,84%.

De fait la situation reste incertaine dans le détroit d'Ormuz, et les tensions vives. Lundi, le président américain Donald Trump a répété son appel aux pays dépendant du pétrole du Golfe à Ormuz, reprochant à certains de ne «pas vouloir s'impliquer».

Réunion sur «l'économie de guerre» à Matignon reportée

Une réunion prévue mardi avec le Premier ministre Sébastien Lecornu, plusieurs ministres et responsables civils et militaires pour évoquer «l'économie de guerre» du pays et «évaluer» la capacité des industriels à répondre aux commandes, est reportée pour des raisons d'agenda, a fait savoir Matignon.

Incendie sur un champ pétrolier émirati

Une attaque de drone a provoqué lundi un incendie sur un important champ pétrolier des Emirats arabes unis, ont indiqué les autorités. Aucun blessé n'est à déplorer. Ce champ pétrolier a une capacité de production d'environ 70'000 barils de pétrole brut par jour selon la compagnie pétrolière nationale.

Un champ pétrolier à nouveau attaqué en Irak

Une attaque de drones a de nouveau visé lundi soir un des principaux champs d'hydrocarbures du sud de l'Irak déjà à l'arrêt, ont annoncé des responsables de sécurité et du ministère du Pétrole. Le champ de Majnoon, déjà pris pour cible vendredi et situé dans la province de Bassora, «a été visé par deux drones, l'un d'eux s'est écrasé contre un pylône de télécommunications», a indiqué à l'AFP le porte-parole du ministère du Pétrole, Saheb Bazoun, en assurant que l'attaque n'avait pas fait de dégâts.

L'UE pas prête à se diriger vers le détroit d'Ormuz

Les chefs de la diplomatie de l'Union européenne, réunis à Bruxelles, ont écarté l'idée d'envoyer dans le détroit d'Ormuz la mission européenne de protection du trafic maritime, Aspides, a indiqué la cheffe de la diplomatie de l'UE Kaja Kallas. «Personne ne veut participer activement à cette guerre», a-t-elle déclaré devant la presse, à l'issue de cette réunion. De son côté, Donald Trump a insisté lundi pour que les alliés des Etats-Unis, notamment les grandes puissances européennes, surmontent leurs réticences manifestes à participer à la sécurisation du détroit d'Ormuz, passage stratégique bloqué par l'Iran.

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