Le G7 des ministres des Finances et de l'Energie s'est dit disposé lundi à «prendre toutes les mesures nécessaires» pour assurer la stabilité du marché de l'énergie, selon un communiqué de la présidence française du groupe des sept économies avancées.
«Nous sommes prêts à prendre toutes les mesures nécessaires, en étroite coordination avec nos partenaires, notamment pour préserver la stabilité et la sécurité du marché de l'énergie», déstabilisé par la guerre au Moyen-Orient, selon le communiqué diffusé à l'issue d'une réunion en visioconférence.
«Maintenir une offre adéquate»
Les ministres ont également réaffirmé leur «ferme engagement en faveur de marchés de l'énergie fonctionnant correctement, stables et transparents». «Nous soutenons les efforts appropriés visant à maintenir une offre adéquate sur les marchés mondiaux du pétrole et du gaz et prenons note des options de l'AIE pour gérer la demande, en fonction des circonstances propres à chaque pays, afin de contribuer à lisser les conditions du marché et de limiter une volatilité excessive», ont-ils ajouté.
Le 19 mars, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) avait indiqué que ses pays membres avaient commencé à mettre sur le marché les stocks stratégiques de pétrole qu'ils avaient annoncé libérer mi-mars, un total de 426 millions de barils, en majorité du pétrole brut, devant être mis à disposition.
Le G7 a par ailleurs appelé lundi «tous les pays à s'abstenir d'imposer des restrictions injustifiées à l'exportation d'hydrocarbures et de produits connexes», soulignant «l'importance d'une action internationale coordonnée» pour atténuer l'impact de la guerre et «de flux commerciaux sûrs et ininterrompus».
L'Inde a par exemple décidé de mettre en place des taxes sur le gazole et le kérosène destinés à l'exportation «pour assurer une meilleure disponibilité de ces produits pour la consommation intérieure».
Pour des prix stables
Le communiqué du G7 indique également que les banques centrales des pays qui le composent, présentes à la réunion, «sont fermement déterminées à maintenir la stabilité des prix et à garantir la résilience continue du système financier».
«La politique monétaire», à savoir une éventuelle révision des taux directeurs face à l'impact des prix de l'énergie et d'autres matières premières sur l'inflation, «restera dépendante des données», notamment l'inflation et l'activité économique.
Les ministres du G7 ont également réaffirmé leur «soutien indéfectible» à l'Ukraine et «leur engagement à maintenir la pression sur la Russie en vue d'aboutir à une paix juste et durable». La France préside en 2026 le groupe de pays qui rassemble Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni.