Les principales informations à retenir:
L'Iran a confirmé le dimanche 8 mars avoir désigné Mojtaba Khamenei en tant que guide suprême. Il succède à son père Ali Khamenei, mort assassiné le 28 février lors de la première attaque américano israélienne.
Les affrontements ont causé la mort de plus de 1250 personnes en Iran, selon le Croissant-rouge iranien, de 486 morts au Liban, selon le ministère libanais de la Santé, de 11 morts en Israël et de six soldats américains. Les ripostes iraniennes dans plusieurs pays du Golfe ont fait 13 morts.
Tandis que les frappes américano-israéliennes se poursuivent en Iran, Israël a étendu la guerre Liban, bastion du Hezbollah.
De son côté, l'Iran continue d'abattre ses missiles sur Israël, mais aussi sur les pays du Golfe – Koweït, Qatar, Bahreïn, Emirats arabes unis – abritant des bases américaines.
Les compagnies Swiss et Edelweiss s'affairent à rapatrier les ressortants suisses bloqués au Moyen-Orient. Selon le DFAE, 3349 voyageurs suisses étaient toujours bloqués au Moyen-Orient, dimanche 8 mars.
Face aux tensions et à la fermeture du détroit d'Ormuz par l'Iran, les bourses ont plongé: le prix du pétrole a frôlé les 120 dollars le baril et le gaz européen s'est envolé de 30%.
Puissantes explosions à Téhéran, Israël évoque une frappe «de grande envergure»
Une puissante explosion a été entendue dans la nuit de lundi à mardi à Téhéran, la capitale iranienne, survolée par des avions militaires, suivie par d'autres détonations provenant de l'est de la ville, ont constaté des journalistes de l'AFP.
La première explosion, entendue par plusieurs journalistes alors qu'ils étaient séparés par plusieurs kilomètres de distance, était d'une ampleur particulière, ont-ils constaté.
Dans le même temps, l'armée israélienne a annoncé avoir lancé une vague de frappes «de grande ampleur» sur Téhéran, au 10e jour de la guerre au Moyen-Orient déclenchée par l'offensive israélo-américaine contre la République islamique.
Source: AFP
Trump dit que la guerre en Iran est «quasiment» finie
Donald Trump a dit lundi à une journaliste de la chaîne CBS que la guerre était «quasiment» finie, faisant valoir que l'Iran n'avait plus de «marine» ni de «communications» ou de «force aérienne».
Le président américain a ajouté, dans un entretien téléphonique, que le conflit était «très en avance» sur le calendrier de quatre à cinq semaines qu'il avait évoqué auparavant.
Source: AFP
L'euro est passé sous la barre des 0,9 francs ce mardi
Le franc a gagné du terrain lundi face à l'euro, la devise helvétique jouant à plein son rôle de valeur refuge alors que la perspective de voir l'affrontement militaire au Moyen-Orient durer inquiétait les marchés.
Vers 18h30, la monnaie suisse s'échangeait à 0,90314 EUR/CHF. En cours de journée, elle a atteint 0,89945 EUR/CHF, un plus bas historique excepté la chute de la paire de devises après l'abandon en janvier 2015 du taux plancher face à l'euro.
«Preuve du stress ambiant, la paire EUR/CHF vient d'enfoncer les 0,90. Dans ces conditions, la question du retour des pressions inflationnistes et de leurs conséquences économiques s'impose à nouveau comme l'un des principaux sujets d'inquiétude pour les investisseurs», a averti John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement à la banque Cité Gestion.
Le vice-président de la BNS, Antoine Martin, est récemment monté au créneau pour réitérer la volonté d'intervention de l'institut d'émission.
Source. AFP
L'Australie accorde l'asile à cinq footballeuses iraniennes qui avaient refusé de chanter l'hymne
L'Australie a accordé l'asile à cinq joueuses d'une équipe de football féminin qui se trouvaient en déplacement dans ce pays, de crainte qu'elles ne soient persécutées à leur retour, a déclaré le ministre de l'Intérieur Tony Burke mardi.
«Elles peuvent rester en Australie, elles sont en sécurité ici et il faut qu'elles se sentent comme chez elles», a-t-il déclaré devant des journalistes. Les joueuses avaient refusé de chanter l'hymne de l'Iran lors d'un tournoi en Australie la semaine dernière.
Source: AFP
L'Australie va déployer un avion de reconnaissance dans le Golfe pour protéger les civils
Le Premier ministre australien Anthony Albanese a annoncé mardi matin que son pays allait déployer un avion de reconnaissance dans le Golfe afin d'aider à protéger les civils.
Un avion Boeing E-7A Wedgetail équipé de systèmes radar et des personnels des forces de défense chargés de le soutenir seront envoyés pour une période initiale de quatre semaines afin d'aider à «protéger et sécuriser l'espace aérien au-dessus du Golfe», a déclaré Anthony Albanese lors d'une conférence de presse.
L'Australie prévoit également de fournir des missiles air-air avancés à moyenne portée aux Émirats arabes unis «en réponse à une demande», a indiqué le Premier ministre.
Source: AFP
Appel téléphonique entre les présidents iranien et turc après l'interception d'un missile en Turquie
Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a proposé lundi à son homologue turc la création d'une «équipe conjointe» pour enquêter sur les «prétendues attaques de missiles iraniens» contre la Turquie, au cours d'un entretien téléphonique, selon les médias iraniens.
L'Iran «est prêt à mettre en place une équipe conjointe pour examiner les allégations des pays et régimes hostiles à l'Iran», afin de lever «le malentendu» concernant «ces prétendues attaques de missiles», a affirmé le président iranien, cités par plusieurs médias iraniens, après que la Turquie a annoncé dans la matinée l'interception par l'OTAN d'un missile iranien dans son espace aérien.
Massoud Pezeshkian a aussi accusé les Etats-Unis et Israël de vouloir «semer la discorde» entre l'Iran et ses voisins avec ce type «d'allégations».
Source: AFP
Des avions militaires britanniques en opération au Moyen-Orient et aux Émirats arabes unis
Des avions militaires britanniques ont commencé des «sorties aériennes défensive» en soutien aux Emirats arabes unis (EAU) et ont abattu des drones ailleurs au Moyen-Orient, a annoncé lundi le ministère de la Défense.
Cette opération intervient alors que la réponse britannique au conflit au Moyen-Orient fait l'objet de vives critiques, notamment de la part du président américain et du gouvernement chypriote.
Davantage de bombardiers américains B-52 ont atterri lundi sur la base de la Royal Air Force (RAF) de Fairford, dans le sud-ouest de l'Angleterre, a constaté l'AFP.
Source: AFP
Le pape exprime sa «profonde douleur» face aux «nombreux innocents» tués
Le pape Léon XIV a exprimé lundi sa «profonde douleur» pour «toutes les victimes des récents bombardements au Moyen-Orient» dont «de nombreux enfants» et un prêtre libanais maronite, a indiqué à l'AFP le service de presse du Vatican.
Le pape américain «suit les événements avec inquiétude et prie pour la cessation rapide des hostilités», a précisé Matteo Bruni dans un communiqué.
Source: AFP
Trump et Poutine ont évoqué au téléphone les guerres en Iran et en Ukraine, selon le Kremlin
Le président russe Vladimir Poutine et son homologue américain Donald Trump ont évoqué lundi lors d'une conversation téléphonique «franche et constructive» la guerre en Iran et celle en Ukraine, a annoncé le Kremlin.
«L'accent a été mis sur la situation autour du conflit avec l'Iran et sur les négociations bilatérales en cours avec la participation de représentants des Etats-Unis sur le règlement de la question ukrainienne», a indiqué Iouri Ouchakov, le conseiller diplomatique de Vladimir Poutine, cité par les agences de presse russes.
Selon lui, le président russe a plaidé lors de cet échange en faveur d'un «règlement politique et diplomatique rapide du conflit iranien», Téhéran étant un proche allié de Moscou.
Source: AFP
L'ONU met en garde contre les conséquences environnementales des frappes
Le porte-parole du secrétaire général de l'ONU a mis en garde lundi contre les «graves conséquences environnementales» des frappes en cours contre certaines installations pétrolières au Moyen-Orient, avec des impacts possibles sur l'eau potable et l'air ambiant.
«Nous continuons à tirer la sonnette d'alarme sur les conséquences humanitaires de la violence grandissante dans certaines parties du Moyen-Orient, qui entraîne une hausse des victimes civiles, des dommages aux infrastructures civiles et un déplacement croissant des populations», a déclaré Stéphane Dujarric au cours de son point de presse quotidien.
Il a ajouté être «particulièrement préoccupé» par «les frappes récentes sur des installations pétrolières, qui pourraient avoir de graves conséquences environnementales dans toute la région, avec des impacts immédiats possibles sur l'eau potable, sur l'air que les gens respirent et sur la nourriture». D'autant plus que celles-ci s'ajoutent «aux frappes sur des usines de dessalement de l'eau signalées dans plusieurs pays», a-t-il souligné.
«Nous tenons une nouvelle fois à rappeler que toutes les précautions possibles doivent être prises pour protéger les civils des effets des hostilités et pour éviter d'endommager les établissements de santé, les écoles, les systèmes d'approvisionnement en eau et autres infrastructures essentielles», a conclu Stéphane Dujarric.
Plusieurs installations de stockage de carburant en Iran ont été la cible dimanche de frappes israéliennes. Depuis le début des hostilités, l'Iran a également visé plusieurs installations pétrolières dans la région.
Source: AFP
La guerre contre l'Iran, un poids électoral pour le parti de Trump
Les députés républicains au Congrès américain se réunissent lundi en Floride pour un grand raout stratégique qui doit répondre à cette question lancinante: comment éviter que la guerre contre l'Iran ne leur coûte les élections de mi-mandat?
La conférence, qui survient au moment où le prix du baril du pétrole flambe au-dessus des 100 dollars, aura lieu pendant trois jours à huis clos dans une propriété de Donald Trump près de Miami. Elle a pour but de dessiner l'agenda législatif des mois à venir, mais aussi d'affiner la feuille de route stratégique des républicains avant les législatives en novembre.
Mais la guerre lancée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran voici une dizaine de jours – et l'incertitude autour de la portée du conflit – risque de faire dérailler leurs plans. Certains à droite ont très tôt manifesté leur mécontentement, comme l'ex-députée ultraconservatrice Marjorie Taylor Greene, qui a dénoncé une «trahison» par Donald Trump de sa base «MAGA».
Les voix dissonantes dans le camp du président restent minoritaires, mais elles pourraient se faire davantage entendre au fil du temps. D'autant plus que les sondages montrent qu'une majorité d'Américains s'y disent opposés. Car à moins de huit mois du scrutin, la perspective d'une guerre longue risque de peser sur la campagne.
La question du coût de la vie est attendue comme la préoccupation principale des Américains dans cette campagne. Quand les électeurs «voient le prix des biens augmenter plus rapidement que leur propre salaire», il faut s'attendre à des conséquences négatives pour ceux au pouvoir, explique Todd Belt, professeur d'affaires publiques à l'université George Washington. «Et actuellement, c'est Donald Trump.»
Source: AFP
Le président syrien dit soutenir le Liban dans «ses efforts pour désarmer le Hezbollah»
Le président syrien Ahmad Al-Chareh a exprimé lundi son soutien aux autorités libanaises dans leurs efforts pour «désarmer le Hezbollah», a rapporté un média d'Etat syrien.
«Nous nous tenons aux côtés du président libanais Joseph Aoun dans ses efforts pour désarmer le Hezbollah», a déclaré le président Al-Chareh, lors d'une visioconférence avec de hauts responsables européens, a rapporté l'agence Sana.
Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer «l'effondrement» du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations «directes» avec Israël pour mettre fin à la guerre.
L'armée syrienne a renforcé sa présence le long de la frontière avec le Liban et l'Irak, plongés dans la guerre régionale avec l'Iran, avaient indiqué mercredi l'agence officielle Sana et une source gouvernementale à l'AFP.
«Nous avons renforcé la présence de nos forces de défense aux frontières à titre préventif pour éviter (...) que le conflit régional ne déborde sur le territoire syrien, pour combattre les organisations transfrontalières et leur interdire d'utiliser le territoire syrien», a ajouté lundi Ahmad Al-Chareh.
Source: AFP
Le G7 prêt à puiser dans les stocks stratégiques de pétrole, mais «on n'y est pas encore»
Les ministres des Finances du G7 sont «prêts» à puiser si besoin dans les réserves stratégiques de pétrole pour tenter d'atténuer la flambée des prix du brut, conséquence de la guerre au Moyen-Orient, mais n'ont pas encore décidé d'y recourir, a annoncé lundi le gouvernement français.
«Nous allons suivre les choses de près, nous sommes prêts à prendre toutes les mesures nécessaires y compris en puisant dans les réserves stratégiques de pétrole de manière à stabiliser le marché», mais «on n'en est pas encore là», a déclaré à la presse le ministre français des Finances Roland Lescure, qui avait réuni ses collègues du G7 en visioconférence pour étudier la situation.
Une telle mesure, si elle s'avérait nécessaire, ne peut être efficace que si elle est mise en oeuvre de façon «coordonnée», a-t-il expliqué depuis Bruxelles, où il participe à une réunion de ses homologues de la zone euro (Eurogroupe). Les intervenants à la réunion ont d'ailleurs exprimé «une vigilance partagée» et «une volonté très claire de se coordonner étroitement», a précisé l'entourage de Roland Lescure à des journalistes.
Le président français Emmanuel Macron a, lui, estimé que les pays du G7 «s'orient(ai)ent» vers un recours à leurs réserves stratégiques de pétrole, lors d'un déplacement à bord du porte-avions français Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale.
«Les pays du G7 ont en effet des réserves stratégiques. Elles sont faites pour ça, pour piloter les choses dans les moments de tension», a-t-il dit. «Je pense qu'on s'oriente en tout cas vers des mesures techniques de cet ordre».
Source: AFP