Les journalistes étrangers touchés
Washington étend le contrôle des réseaux sociaux des étrangers demandeurs de visas

Les Etats-Unis durcissent leur politique migratoire: à partir de 2026, les demandeurs de visas, y compris les journalistes étrangers, seront soumis à un contrôle accru de leurs réseaux sociaux.
Depuis 2020 Trump a largement restreint l'entrée légale des ressortissants étrangers.
Photo: Getty Images
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AFP Agence France-Presse

Les Etats-Unis ont indiqué jeudi élargir le contrôle des réseaux sociaux des ressortissants étrangers demandeurs de visas y compris pour les journalistes étrangers, dans le cadre du resserrement de la politique migratoire sous le président Donald Trump.

La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a relayé sur X un article du média Daily Signal indiquant que le département d'Etat avait élargi le contrôle des réseaux sociaux à d'autres types de visas étrangers, citant un document interne.

«Le contrôle des profils en ligne vise à permettre aux demandeurs de prouver qu'ils remplissent les conditions requises pour obtenir un visa en vertu de la législation américaine et à garantir qu'aucune personne ne représente un risque pour la sûreté et la sécurité des Etats-Unis», a déclaré de son côté dans un courrier électronique à l'AFP un porte-parole du département d'Etat.

Ceci s'applique déjà à bon nombre de types de visas pour entrer aux Etats-Unis dont les étudiants étrangers ou participants à des échanges culturels qui doivent changer les paramètres de leurs profils pour les rendre publics.

«Avoir un visa est un privilège et non un droit»

A présent, cela s'appliquera aussi aux journalistes étrangers et certains ressortissants du Mexique et du Canada. Cette politique est décriée par des ONG arguant de la protection de la vie privée.

Depuis son retour au pouvoir, le président américain a fait de la lutte contre l'immigration clandestine une priorité, expulsant massivement des immigrés illégaux, mais il a aussi largement restreint, parfois de façon draconienne, l'entrée légale des ressortissants étrangers.

«Avoir un visa est un privilège et non un droit», répète le secrétaire d'Etat américain, Marco Rubio.

Par ailleurs, selon des nouvelles règles qui doivent entrer en vigueur prochainement sauf blocage au Congrès, les journalistes étrangers seront limités à des séjours de 240 jours, soit environ huit mois, sur le territoire américain, tout en pouvant solliciter des renouvellements pour des périodes identiques.

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