Les affrontements ont fait au moins 21 morts
Les forces kurdes quittent Alep après des jours de combats

Les forces kurdes ont quitté leurs positions à Alep, après un cessez-le-feu conclu dimanche. Ces affrontements meurtriers avec l'armée syrienne ont causé 21 morts et déplacé 155'000 personnes depuis mardi.
Les affrontements, les plus violents à Alep depuis la chute de Bachar al-Assad en décembre 2024, ont fait au moins 21 morts parmi les civils depuis mardi.
Photo: IMAGO/Anadolu Agency
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AFP Agence France-Presse

Les forces kurdes en Syrie ont annoncé dimanche l'évacuation de leurs combattants des deux quartiers où ils étaient retranchés à Alep, après plusieurs jours de combats meurtriers contre les forces gouvernementales. Les affrontements ont fait au moins 21 morts. «Nous sommes parvenus à un accord qui a conduit à un cessez-le-feu et permis l'évacuation des martyrs, des blessés, des civils pris au piège et des combattants des quartiers d'Achrafieh et de Cheikh Maqsoud vers le nord et l'est de la Syrie», ont écrit les forces démocratiques kurdes (FDS) dans un communiqué.

L'agence officielle syrienne Sana a confirmé que «les bus transportant le dernier groupe de membres des FDS ont quitté le quartier de Cheikh Maqsoud à Alep, en direction du nord-est».

Après avoir pris le contrôle d'Achrafieh, l'armée syrienne avait déjà annoncé samedi la fin de ses opérations à Cheikh Maqsoud et le départ des combattants kurdes vers le nord. Mais les forces kurdes avaient démenti ces affirmations.

Accusations mutuelles

Les affrontements, les plus violents à Alep depuis la chute de Bachar al-Assad en décembre 2024, ont fait au moins 21 morts parmi les civils depuis mardi et provoqué le déplacement d'environ 155'000 personnes, selon les données officielles. Les deux camps s'accusent mutuellement d'en être à l'origine.

Ces combats ont fragilisé encore plus un accord conclu en mars entre les deux parties pour intégrer les institutions civiles et militaires de l'administration autonome kurde au sein de l'Etat syrien, qui n'a pas encore été appliqué.

L'évacuation des combattants a été obtenue «grâce à la médiation des parties internationales pour mettre fin aux attaques et aux violations commises contre notre peuple à Alep», a affirmé le FDS, après avoir au contraire dénoncé quelques heures plus tôt des déplacements forcés et des enlèvements de civils.

Dépêché à Damas, l'émissaire américain Tom Barrack avait lancé samedi un appel à la «retenue» et à la fin des hostilités, après avoir rencontré le président syrien Ahmad al-Chareh, dont le gouvernement se dit déterminé à asseoir son autorité sur Alep, la deuxième ville du pays.

Les FDS, qui ont été le fer de lance de la lutte contre l'Etat islamique en Syrie, sont soutenues par Washington qui appuie également Ahmad al-Chareh. Les combats ont fait craindre une escalade régionale, la Turquie voisine se disant prête à intervenir aux côtés des autorités syriennes et Israël prenant la défense des Kurdes.

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