Justice internationale menacée
La CPI se dit préoccupée par le retrait du Tchad et du Venezuela

La Cour pénale internationale regrette les retraits du Tchad et du Venezuela, annoncés en juillet 2026. Ces départs pourraient entraver les efforts pour une justice collective.
La Cour pénale internationale (CPI) siège à La Haye, aux Pays-Bas.
Photo: imago/Peter Seyfferth
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AFP Agence France-Presse

La Cour pénale internationale a déclaré vendredi avoir pris note «avec préoccupation» du retrait du Tchad et du Venezuela. Elle affirme que ces pays risquaient ainsi de compromettre la poursuite collective de la justice.

«La Présidence de l'Assemblée des Etats Parties au Statut de Rome, en réponse aux démarches entreprises par les gouvernements du Tchad et du Venezuela en vue de leur retrait du Statut de Rome, le traité instituant la Cour pénale internationale, a pris note de la situation avec préoccupation», selon un communiqué.

La CPI dans le viseur de Trump

Le Tchad a annoncé fin juillet sa décision de se retirer de la CPI, qui siège à La Haye, estimant qu'elle se concentre trop sur les pays africains. Cette décision a également été prise à l'instigation de Washington, le gouvernement de Donald Trump étant remonté contre cette juridiction.

Les Etats-Unis ont déclenché mi-juillet une offensive diplomatique majeure contre la CPI, leur bête noire, accusée de «menacer» les Américains, promettant de nouvelles sanctions et appelant leurs partenaires à s'en retirer. Le Venezuela, désormais proche de Washington, a également annoncé son retrait de cette institution fin juillet.

Enquête ouverte en 2018 contre Maduro

«Les décisions des Etats Parties de se retirer du Statut de Rome risquent de compromettre la poursuite collective de la justice et d'affaiblir les efforts mondiaux visant à mettre fin à l'impunité», a commenté le corps législatif de la CPI. Elle a rappelé que le retrait du Statut de Rome ne libérait pas un Etat des obligations nées pendant la période au cours de laquelle il était partie au statut.

La CPI a ouvert en 2018 une enquête pour de possibles crimes contre l'humanité au Venezuela sous la présidence de Nicolas Maduro, notamment après les manifestations de 2017 durement réprimées par les autorités, une centaine de personnes ayant alors trouvé la mort.


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