Les principales informations à retenir:
L'Iran a confirmé le dimanche 8 mars avoir désigné Mojtaba Khamenei en tant que guide suprême. Son état de santé reste flou. Il succède à son père Ali Khamenei, mort assassiné le 28 février lors de la première attaque américano israélienne.
Les affrontements ont causé la mort de plus de 1250 personnes en Iran, selon le Croissant-rouge iranien, de 968 morts au Liban, selon le ministère libanais de la Santé, de 11 morts en Israël et de 13 soldats américains. Les ripostes iraniennes dans plusieurs pays du Golfe ont fait des dizaines de morts.
Le conflit touche aussi l'Europe: un militaire français a été tué en Irak, tandis qu'un missile a été lancé en Turquie.
Tandis que les frappes américano-israéliennes se poursuivent en Iran, Israël a étendu la guerre au Liban, bastion du Hezbollah. Le centre de Beyrouth a été frappé.
De son côté, l'Iran continue d'abattre ses missiles sur Israël, mais aussi sur les pays du Golfe – Koweït, Qatar, Bahreïn, Emirats arabes unis – abritant des bases américaines.
Face aux tensions et à la fermeture du détroit d'Ormuz par l'Iran, le prix du pétrole flambe. Les 32 pays membres de l'AIE ont massivement débloqué des réserves stratégiques de pétrole pour calmer les marchés.
Trump menace d'anéantir les centrales électriques de l'Iran
Donald Trump a lancé samedi soir un ultimatum à l'Iran: les Etats-Unis anéantiront les centrales électriques de l'Iran si la République islamique ne rouvre pas le détroit d'Ormuz au trafic maritime dans les 48 heures, a-t-il affirmé dans un message sur sa plateforme Truth Social.
«Si l'Iran ne rouvre pas TOTALEMENT, SANS AUCUNE MENACE, le détroit d'Ormuz dans les 48 HEURES à compter de cet instant précis, les États-Unis d'Amérique frapperont et anéantiront ses différentes CENTRALES ÉLECTRIQUES, EN COMMENÇANT PAR LA PLUS GRANDE!», a écrit le président américain.
Téhéran frappera en retour
Téhéran a menacé dimanche de frapper des infrastructures clés du Moyen-Orient, répliquant immédiatement à l'ultimatum lancé par Donald Trump. L'Iran a répliqué à cette sommation sans attendre: si Washington met sa menace à exécution, l'armée iranienne visera alors les infrastructures «énergétiques, de technologie de l'information et de dessalement d'eau» dans la région.
Source: AFP
Netanyahu promet de «continuer à frapper» l'Iran après une «soirée très difficile» pour Israël
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a promis samedi soir qu'Israël «continuerait à frapper» l'Iran «sur tous les fronts», après des frappes de missiles iraniens sur deux villes du sud du pays qui ont fait une centaine de blessés.
«C'est une soirée très difficile dans la bataille pour notre futur», a déclaré Netanyahu, selon un communiqué transmis par ses services. «Nous sommes déterminés à continuer de frapper nos ennemis sur tous les fronts», a-t-il affirmé.
Source: AFP
Israël mène des frappes Téhéran, explosions à Jérusalem
L'armée israélienne a dit dimanche mener des frappes dans le centre de Téhéran, au lendemain de deux attaques iraniennes destructrices dans le sud d'Israël. L'armée «est actuellement en train de mener des frappes sur le régime terroriste iranien au cœur de Téhéran», a-t-elle déclaré dans un court communiqué.
Plusieurs détonations ont été entendues à Jérusalem dimanche par des journalistes de l'AFP, après l'avertissement par l'armée israélienne de tirs iraniens de missiles en direction du centre d'Israël. «A ce stade, aucun blessé n'a été signalé», ont déclaré les secouristes du Magen David Adom, l'équivalent israélien de la Croix-Rouge.
Source: AFP
Trois missiles balistiques ont visé la région de Ryad
Trois missiles balistiques ont visé la région de Ryad, capitale de l'Arabie saoudite, a annoncé dimanche le ministère saoudien de la Défense. «Le tir de trois missiles balistiques en direction de la région de Ryad a été détecté. Un missile a été intercepté, tandis que les deux autres sont tombés dans une zone inhabitée», a écrit sur X le ministère, qui a également indiqué que cinq drones avaient été interceptés au-dessus du pays depuis dimanche minuit.
Source: AFP
L'OMS envoie par la route un premier convoi de matériel médical vers Beyrouth
L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a expédié samedi par la route un premier convoi de matériel médical à destination de Beyrouth depuis sa plateforme logistique d'urgence mondiale de Dubaï, a annoncé le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.
L'agence onusienne a dépêché 22 tonnes de «médicaments vitaux, de matériel de traumatologie et d'urgence», a précisé Tedros Adhanom Ghebreyesus sur X. Ces quantités permettront de prendre en charge les soins de 50'000 patients, dont 40'000 interventions chirurgicales, a-t-il précisé.
«Il s'agit du premier convoi par la route empruntant un corridor terrestre multinational depuis la plateforme logistique mondiale de l'OMS à Dubaï, qui a mis en place un nouvel itinéraire pour assurer la continuité de l'acheminement des fournitures malgré les perturbations logistiques croissantes au Moyen-Orient», a expliqué Tedros Adhanom Ghebreyesus.
Source: AFP
Un nouveau tir de missile iranien sur le sud d'Israël fait 59 blessés
Au moins 59 personnes ont été blessées, dont six grièvement, samedi soir dans la frappe de missile iranien sur la ville d'Arad dans le sud d'Israël, selon un nouveau bilan provisoire des secours.
«Les secouristes et médecins du Magen David Adom (MDA) prodiguent des soins et transportent 59 patients vers les hôpitaux à bord de dizaines d'ambulances, d'unités mobiles de soins intensifs du MDA, d'hélicoptères du MDA et de l'armée de l'Air», a indiqué cet organisme de secours, l'équivalent israélien de la Croix-Rouge.
Six de ces blessés sont «dans un état grave, 13 dans un état modéré et 40 sont touchés plus légèrement. Les équipes du MDA poursuivent les recherches afin de localiser d'autres victimes» dans les décombres et immeubles, selon cette source.
Source: AFP
L'AIEA appelle à la «retenue militaire maximale»
L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a appelé samedi «à la retenue militaire maximale» après qu'Israël a annoncé qu'un missile iranien avait frappé la ville de Dimona (sud), qui abrite une installation dédiée à la recherche nucléaire.
«L'AIEA (...) n'a reçu aucun signe sur d'éventuels dommages au centre de recherche nucléaire du Néguev», a indiqué l'agence onusienne dans un message publié sur X. «Les informations provenant d'Etats de la région indiquent qu'aucun niveau anormal de radiation n'a été détecté», a-t-elle ajouté.
Source: AFP
Les Emirats «réagissent» à une attaque après un avertissement de Téhéran sur des îles disputées
Les Emirats arabes unis ont annoncé samedi faire face à des attaques aériennes lancées par l'Iran, après avoir été avertis par Téhéran qu'ils seraient ciblés s'ils autorisaient des attaques contre des îles disputées du Golfe.
La défense antiaérienne émiratie «réagit actuellement aux menaces de missiles et de drones en provenance d'Iran», a affirmé le ministère de la Défense dans un communiqué, en expliquant que «les bruits entendus sont le résultat de l'interception» de ces projectiles.
La ville de Ras el-Khaïmah est également visée
Le centre de commandement interarmées iranien avait auparavant, dans un communiqué relayé par l'agence Tasnim, menacé la ville de Ras el-Khaïmah, aux Emirats, de «violentes frappes si de nouvelles agressions sont lancées depuis leur territoire contre les îles iraniennes d'Abou Moussa et de Grande Tumb dans le Golfe», contrôlées par l'Iran mais revendiquées par les Emirats.
Les autorités de l'émirat de Ras el-Khaïmah (nord) ont elles aussi déclaré samedi que «les bruits entendus dans certaines parties de la ville étaient le résultat d'opérations réussies d'interception» de la défense antiaérienne.
Source: AFP
Le G7 demande à l'Iran «la fin immédiate et sans conditions» de ses attaques «injustifiables»
Les ministres des Affaires étrangères des pays du G7 ont demandé samedi à l'Iran «la fin immédiate et sans condition» de ses attaques «injustifiables» contre les pays du Moyen-Orient. «Nous appelons à la fin immédiate et sans condition de toutes les attaques menées par le régime iranien», selon un communiqué des ministres des Affaires étrangères du G7.
L'Iran a riposté à la campagne aérienne américaine et israélienne, lancée le 28 février, en attaquant de nombreux pays de la région, visant à la fois des cibles militaires occidentales, mais aussi des infrastructures énergétiques et des installations civiles. Jusqu'ici, les différents pays attaqués par l'Iran n'ont pas riposté militairement.
«Stabilité des marchés de l'énergie»
«Nous soutenons le droit des pays attaqués de façon injustifiable par l'Iran ou par ses supplétifs à défendre leur territoire et à protéger leurs citoyens. Nous réaffirmons notre appui indéfectible à leur sécurité, à leur souveraineté et à leur intégrité territoriale», ajoutent les ministres des Affaires étrangères.
Concernant la circulation dans le détroit d'Ormuz, artère pétrolière mondiale où le passage des navires est de fait interrompu, le G7 souligne «l'importance de la préservation des routes maritimes et de la sécurité de la navigation, notamment dans le détroit d'Ormuz et dans toutes les voies navigables clés associées, ainsi que de la sécurité et de la sûreté des chaînes d'approvisionnement et de la stabilité des marchés de l'énergie».
Source: AFP
Israël affirme avoir frappé un laboratoire universitaire à Téhéran lié au programme nucléaire iranien
L'armée israélienne «a frappé un site stratégique de recherche et développement utilisé par le régime terroriste iranien pour développer des composants d'armes nucléaires à Téhéran», a-t-elle annoncé dans un communiqué, samedi soir.
«L'installation de l'Université Malek-Ashtar était utilisée par les industries militaires du régime (...) et par le dispositif de missiles balistiques pour développer des composants et des armes nucléaires», affirme l'armée.
«Cette université dépendait du ministère iranien de la Défense et fait l'objet de sanctions internationales en raison de ses activités et de ses efforts, menés au fil des années, pour faire progresser le programme nucléaire iranien et développer des missiles balistiques», toujours selon l'armée.
Cette frappe est une «étape supplémentaire dans l'effort continu visant à réduire la capacité du régime (...) iranien à progresser vers l'acquisition de l'arme nucléaire», ajoute le communiqué.
Source: AFP
L'Iran aurait tiré un missile sur une ville israélienne abritant un centre de recherche nucléaire, faisant au moins 39 blessés
Au moins 39 personnes ont été blessées samedi dans le sud d'Israël après un ou plusieurs tirs de missiles iraniens sur la région de Dimona, qui abrite une installation dédiée à la recherche nucléaire, ont annoncé les services de secours israéliens.
Dans cette région située dans le désert du Neguev, «sur l'ensemble des sites touchés, les équipes du Magen David Adom (MDA: équivalent israélien de la Croix-Rouge) prennent en charge une vingtaine de blessés souffrant de blessures causées par des éclats, de traumatismes survenus en se rendant vers des zones protégées», indique un communiqué du MDA.
Liée à la production d'armes nucléaires
La ville de Dimona abrite notamment le Centre de recherche nucléaire du Néguev Shimon Peres, une installation nucléaire à des fins de recherche qui, d'après la presse étrangère, a été impliquée dans la production d'armes nucléaires au cours des dernières décennies.
Peu d'informations filtrent sur le site nucléaire de Dimona. Israël maintient une politique «d'ambiguïté stratégique», ne confirmant ni n'infirmant la possession d'armes nucléaires. Cette salve iranienne intervient le jour même où les Etats-Unis ont mené des frappes contre le complexe nucléaire iranien de Natanz (centre de l'Iran).
Source: AFP
Un hôpital iranien fermé par les autorités, selon des employés
Les Emirats arabes unis ont ordonné la fermeture d'un hôpital iranien à Dubaï, ont indiqué trois de ses employés à l'AFP, alors que les pays du Golfe sont régulièrement visés par des frappes de l'Iran, en représailles à l'offensive américano-israélienne.
Les monarchies du Golfe sont attaquées de façon quasi-quotidienne depuis le début de la guerre le 28 février. Les Emirats à eux seuls ont été visés par plus de 2.000 tirs, pour la plupart interceptés.
En conséquence, Abou Dhabi a rappelé son ambassadeur en Iran, et plusieurs entités liées au pouvoir iranien ont été fermées. «Le gouvernement nous a demandé à tous de partir», a déclaré un employé de l'hôpital à l'AFP, sous couvert d'anonymat «La direction de l'hôpital nous a dit que c'était à cause des attaques de l'Iran.»
Source: AFP